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11/09/09 Sale temps pour le climat...

11/09/09 Sale temps pour le climat...

Nicolas Sarkozy vient de dévoiler, à l'occasion d'un déplacement à Culoz, dans l'Ain, ses décisions sur les modalités de mise en ½uvre de la taxe carbone. Une nouvelle fois après des déclarations fracassantes, se pensant de Gaulle (il n'a pas hésité a comparer ses réflexions sur la taxe carbone au débat qui ont accompagné la décolonisation, l'élection du président au suffrage universel ou l'abolition de la peine de mort...) pour n'être finalement que René Coty et ce que nous pouvions craindre est là, au-delà de la parole les actes sont en demi teinte...

La position du PS est connue et si nous souhaitons une contribution énergie-climat, qui soit à la fois une vraie contribution écologique et une vraie contribution sociale, nous ne pouvons nous retrouver dans les décisions du Président de la République.

Fixé à 17 euros les ménages auront un chèque faussement compensatoire. Quand à l’avenir Nicolas Sarkozy se garde bien de toute anticipation…C’est un rendez-vous manqué, les ambitions posées par tous sont trahies et c’est un impôt de plus qui va frapper les plus faibles.

Rentrons un peu dans le fond. Dans Le Monde du dimanche 6 septembre, Hervé Kempf voyait dans ce débat un progrès démocratique.

« Enfin, les politiques et l'opinion publique se saisissent à bras le corps de la question du changement climatique ».

Reprenons son article. Il explique parfaitement comment l'on peut, et l'on doit, être pour un impôt sur l'énergie et contre la taxe carbone proposée par la droite.

Le raisonnement d'Hervé Kempf s'organise à travers l'enchaînement logique de 7 points :

1 - Point de départ : la planète est engagée dans une crise écologique majeure, notamment par le changement climatique. Celui-ci pourrait avoir des conséquences immenses. Il découle de nos émissions de gaz à effet de serre.

Dès lors une conclusion s'impose :

2 - Il nous faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Or celles-ci sont liées à notre consommation d'énergie.

Donc :

3 - Il nous faut réduire notre consommation d'énergie. Comment ? Les technologies alternatives ne sont pas disponibles à grande échelle et à court terme. Pour diminuer la consommation d'énergie fossile, qui produit du CO2, il nous faut en augmenter le prix pour en dissuader la consommation.

4 - Si le prix augmente, soit on dépense plus, soit on consomme moins. Oui, c'est une perte de pouvoir d'achat. Mais les responsables politiques qui prétendent lutter contre la crise écologique sans envisager une modification du mode de vie... mentent.

5 - Combien de personnes en France sont dans une situation économique telle qu'une diminution de leur consommation énergétique de 10 % est absolument insupportable ? A la louche, 20 % de la population. Pour ceux-ci, l'aide est indispensable, vitale, indiscutable. Mais les autres doivent accepter de consommer moins de pétrole et d'électricité.

6 - Les revenus tirés de l'impôt énergie doivent être clairement compensés par davantage de transports collectifs et d'aides aux économies d'énergie.

7 - L'impôt envisagé reste injuste dans le contexte d'une répartition des revenus particulièrement inégalitaire.
Son acceptation suppose une réforme fiscale corrigeant ce désordre social : abolition du bouclier fiscal, refonte des niches fiscales, revenu maximal admissible. »

En d'autres termes, les efforts demandés à tous au titre du développement durable et de la lutte contre le changement climatique ne sont pas politiquement acceptables s'ils ne sont pas accompagnés d'un effort public d'innovation pour développer les comportements alternatifs et d'une redistribution des richesses au profit des plus modestes.

Cela paraît en effet logique. Taxer les comportements sans faciliter les changements de comportements revient à prendre en otages les citoyens. Faire payer de manière indifférenciée tous les Français alors que les profits et les hauts revenus sont aussi le produit d'un accaparement privé des biens publics est profondément injuste. Il reste en outre une inégalité fondamentale entre les urbains et les ruraux : vivre à la campagne n’est en rien garant d’une vie plus « écologique ».


C'est bien pour cela que la taxe carbone n'est pas acceptable.

Elle touchera d'abord les habitants modestes des zones rurales et les péri-urbains qui n'ont trop souvent pas d'autres choix que d'utiliser leur voiture. Le problème dans le discours du Président c’est l’absence totale de plan réel d'investissement public d'envergure dans les transports collectifs ou les énergies renouvelables (il recycle une énième fois...les mesures du Grenelle, le Contrat de Projet Etat Région, le plan de relance…).

Elle renonce à toute stratégie crédible d'économie des consommations d'énergie en épargnant l'électricité. Enfin la compensation de la suppression de la TP par ce jeu de bonneteau fiscal aura des conséquences graves pour nos départements ruraux.


Les Verts n'auraient pas du se précipiter à l'Élysée, donnant ainsi le sentiment, peut-être à tort, qu'ils soutenaient le projet du gouvernement. Depuis, Cécile Duflot a pu se rendre compte de la supercherie.

Ségolène Royal était parfaitement fondée à sonner la charge contre ce projet.

A nous désormais, tous ensemble, de proposer une stratégie alternative.
Les idées ne manquent pas : taxation des profits des groupes producteurs d'énergies non renouvelables, TVA verte sur les consommations intermédiaires des entreprises, rétablissement de la vignette automobile, plan d'économies d'énergies dans les transports et le logement, action courageuse contre les pesticides et autres pollution... Que la gauche et les écologistes se mettent au travail ensemble pour bâtir un autre projet !

 

VOS COMMENTAIRES

Raynal
Notre omnipresident a une maniere de traiter le plein emploi que la raison ne suit pas;les panneaux photovoltaiques sont pourtant une source qui devrait permettre une d'aller vers une energie encore pus valorisante que les eoliennes;mais voila ,en haut lieu nous n'existons pas.....

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