• Une aide au retournement pour les entreprises en difficulté : là où l'Etat supplée des banques trop timorées
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Une aide au retournement pour les entreprises en difficulté : là où l'Etat supplée des banques trop timorées

Une aide au retournement pour les entreprises en difficulté : là où l'Etat supplée des banques trop timorées

Dans notre rapport sur les Plans de Sauvegarde de l'Emploi adopté le mois dernier, nous avons souligné l'importance de la question du retournement pour les entreprises, et la difficulté à l'appréhender et à le mettre en ½uvre pour le secteur public.

La BPI ne faisant pas de retournement direct, sauf cas exceptionnel, nous avions souligné la carence du dispositif. L’absence d’outils à la disposition des acteurs publics pour lutter contre les défaillances d’entreprises et leurs conséquences sur l’emploi est problématique, et la création d’un fond public de retournement avait été demandée au gouvernement. Aussi, le plan de résistance économique présenté par le ministre du Redressement productif tombe à pic, notre économie, nos emplois en ont bien besoin, et l’Etat reprend son rôle. Après 10 ans d’abandon de toute politique économique, l’Etat redevient acteur du redressement de la France.
Si les banques prenaient autant de risques dans le financement des PME et des ETI, qu’elles en prennent sur les marchés, l’économie française ne serait pas dans cet état. En annonçant une profonde modification du droit des procédures collectives, Bercy vient aujourd’hui pointer du doigt une réalité douloureuse : trop d’entreprises meurent de la frilosité à investir. Les 300 millions d’euros annoncés pour soutenir les entreprises de plus de 400 salariés en procédure de retournement au sein du plan de résistance présenté en séance aujourd’hui ouvrent la voie à un nouveau mode de financement pour les entreprises connaissant des difficultés passagères surmontables, lorsque certains créanciers sont prêts à les condamner. Si les grandes faillites et les plans de restructurations sont ceux qui occupent l’espace médiatique, n’oublions pas que de nombreuses entreprises, moins grosses, mais beaucoup plus présentes sur nos territoires subissent des difficultés passagères, et le soutien se fait rare. Il ne s’agit pas de nationalisations déguisées, mais au contraire d’investissements porteurs pour notre économie et nos emplois. La reprise du Fonds de développement économique et social (FDES), créé en 1948 et institué en 1955 a été un outil majeur de soutien économique jusque dans les années 70, notamment pour l’artisanat et les PME. Réactiver ce fond, c’est souligner la faiblesse des banques, dont c’est pourtant le rôle, et c’est assumer une politique qui met l’Etat au cœur de la redynamisation économique de nos territoires.
 

Christophe CASTANER

 


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