• Classement PISA : aprés 10 ans d'abandon de l'école, la refondation de l'école s'impose
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Classement PISA : aprés 10 ans d'abandon de l'école, la refondation de l'école s'impose

Classement PISA : aprés 10 ans d'abandon de l'école, la refondation de l'école s'impose

Qu'est-ce que PISA ? Qui sont les élèves évalués ?
PISA (pour Programme international pour le suivi des acquis des élèves) est un programme de l'OCDE fondé sur une évaluation triennale des savoirs et des savoir-faire acquis par les élèves de 15 ans. En mai 2012, 470 000 élèves dont 5 000 en France ont été évalués ; il s'agit d'enfants nés en 1996 et qui ont effectué leur scolarité entre 2002 et 2012, sous les précédents Gouvernements de droite...

Le test PISA comporte trois dimensions : compréhension de l’écrit, culture mathématique et culture scientifique. Tous les trois ans, l’étude se concentre plus particulièrement sur l’une d’entre elles. En 2012, la culture mathématique constitue la majeure.

Les résultats pour la France

En culture mathématique : baisse des résultats et augmentation des inégalités par rapport à 2003.
 

- La France obtient un score global qui la situe dans la moyenne des 34 pays de l’OCDE.

- La performance est en baisse par rapport à 2003.

- La France perd 5 places au classement (de la 13ème à la 18ème sur 34).

On note une importante hausse du pourcentage d’élèves aux faibles compétences : entre 2003 et 2012, en culture mathématiques, on observe en France une augmentation d’un tiers de la part des élèves en difficulté passant de 16,6% à 22,4%.

Par ailleurs, la France apparaît comme le pays le plus inégalitaire dans le sens où la performance est la plus corrélée avec le niveau socio-économique et culturel des familles. La France est en tête du déterminisme social parmi les pays de l’OCDE. Cela signifie que la différence de score est la plus grande entre les élèves issus de milieux très défavorisés et très favorisés. Non seulement cet écart est le plus grand des pays de l’OCDE, mais ce niveau est d’autant plus alarmant qu’il a cru entre 2003 et 2012.

Enfin, l’anxiété manifestée par les élèves vis-à-vis des mathématiques est parmi les plus élevées des pays de l’OCDE. En culture scientifique, les résultats de la France sont stables par rapport à elle-même ainsi que par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE. En compréhension de l’écrit, en 2012, il y a significativement plus d’élèves au plus bas niveau et aux hauts niveaux et significativement moins d’élèves moyens en France que dans la moyenne des pays de l’OCDE

Les réponses du Gouvernement

Les constats dressés par PISA 2012 confirment les tendances dégagées depuis plusieurs années par d’autres évaluations nationales et internationales, quant à l’état du système éducatif français : malgré l’ouverture massive de l’enseignement secondaire, nous ne parvenons pas à porter l’ensemble de nos élèves à un niveau satisfaisant. Trop d’élèves sont en difficulté – leur part s’est même accrue ces dix dernières années –, et notre école fait pire que reproduire les inégalités sociales, elle contribue à les accentuer.

Nous avons engagé depuis un an et demi la refondation de l’école, qui vise à réduire les inégalités et à favoriser la réussite de tous.

PISA 2012 conforte notre diagnostic et souligne que nos réponses vont dans la bonne direction ; enfin, il nous incite à accélérer les réformes.

Pour remédier à la baisse du niveau moyen des élèves, il faut en priorité s’occuper de ceux qui rencontrent le plus de difficultés. Il est important de comprendre que l’attention portée aux élèves en difficulté ne nuit pas aux meilleurs – bien au contraire. Non seulement les meilleurs n’ont pas besoin de l’échec des autres pour réussir, mais surtout les pédagogies développées pour accompagner ceux qui ont le plus de mal à apprendre bénéficient à tous. Les comparaisons de PISA le montrent : les systèmes les plus égalitaires, qui luttent le mieux contre les déterminismes sociaux et contre les écarts de niveau scolaires, sont souvent aussi les plus performants – comme le Canada ou la Finlande.

Nous avons donc décidé de concentrer les moyens nouveaux dont nous disposons sur la lutte contre la difficulté scolaire et les inégalités sociales. À cette fin, nous donnons la priorité à l’école primaire, car c’est là que se scellent trop souvent les échecs scolaires, quand les savoirs fondamentaux ne sont pas assimilés.

Cette priorité se traduit par plusieurs milliers de créations de postes dans l’enseignement primaire, permettant la mise en œuvre de dispositifs pédagogiques innovants et efficaces : par exemple, « plus de maîtres que de classes », pour un suivi au plus près des élèves ; ou le renforcement de la scolarisation des moins de trois ans, pour favoriser l’acquisition du langage et la préparation aux apprentissages fondamentaux des tout petits, notamment dans les quartiers défavorisés.

Il importe également de rappeler les bénéfices importants de la réforme des rythmes scolaires sur les enfants issus des milieux défavorisés :

- Une matinée de plus en classe, pour les apprentissages fondamentaux ;

- Un accès considérablement élargi à des activités enrichissantes, le plus souvent gratuites, auxquelles ils n’auraient pas eu accès sans ces nouveaux rythmes.

C’est d’abord pour ces enfants que cette réforme a été conçue.

L’éducation prioritaire constitue un espace d’innovation essentiel et doit être renforcée pour mieux lutter contre les inégalités ; nous améliorerons les conditions de travail des enseignants qui y exercent. C’est le chantier que j’ouvrirai dès janvier prochain.

Par ailleurs, et comme l’OCDE le souligne dans tous ses rapports, la qualité de la formation des enseignants est la clé majeure de la réussite. Nous reconstruisons donc une formation professionnalisante, permettant aux nouveaux enseignants de rentrer progressivement dans leur métier. Pour obtenir des résultats plus rapides, nous engageons également un effort important sur la formation continue, notamment via le numérique.

Les programmes scolaires actuels ne permettaient pas aux enseignants de conduire tous leurs élèves à la maîtrise du socle commun. Ils seront désormais conçus par cycles et leur refonte en fera des outils cohérents et efficaces, au service des pratiques des enseignants, plutôt que des catalogues de connaissances et de compétences à acquérir.

Et les discussions en cours sur le métier enseignant permettront de mieux reconnaître l’engagement des professeurs au sein de leur établissement, en faveur de la réussite des élèves.

Enfin, nous enregistrons cette année des résultats très encourageants en matière de lutte contre le décrochage scolaire, que nous devrons prolonger l’an prochain.


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17/02/2014 00:12:02

Humbert G
Oui au décret sur les rythmes pour le retour à 4 jours et demi, mais pourquoi pas le samedi ? Oui à une pause méridienne d'au moins 1h30, oui à un allégement de la journée d'apprentissages scolaires, mais non aux activités périscolaires payantes ! Non à la mainmise des collectivités sur le service public NATIONAL de l'éducation. Pourquoi réformer par petits bouts sans cohésion ? Pourquoi donner 29 postes supplémentaires aux lycées professionnels dans l'académie en les prenant aux collèges ? Pourquoi baisser la dotation globale horaire des collèges du 04 ? Pourquoi il n'y a pas de mesures particulières pour les collèges en zone éducation prioritaires (Giono et Chateau-Arnoux) ? Pourquoi toujours taper sur les collèges de Barcelonnette, d'Oraison et de Volx ? Pourquoi ne pas être transparent sur les moyens alloués à l'école internationale de Manosque ? Pourquoi de plus en plus de moyens publics aux écoles privées ? Pourquoi la carte scolaire du 1er degré n'est pas annoncée en février comme d'habitude ? Désolé mais l'éducation nationale ne semble pas être la priorité, surtout dans les AHP !

 

 20/01/2014 18:19:31

Paul LORILLOU
Bonjour et merci pour cet article,C'est assez intéressant de voir que le milieu de la formation professionnelle semble changer et il était temps de dépoussiérer un peu tout cela. Nombreux sont les demandeurs d'emploi et qui se voient refuser leur dossier de demande de formation, les fonds n'étant pas là. 

J'en sais quelque chose puisque je suis formateur indépendant, gérant de mon propre organisme de formation, les refus des dossiers se succèdent et se ressemblent... 
Gagner de nouvelles compétences est essentiel dans le parcours d'un demandeur d'emploi mais également pour un salarié ! 
Alors espérons que la mise en application soit à la hauteur de ce que le gouvernement promet. Avec cette simplification et cet abondement on espère réellement que les demandes aboutissent un peu plus. A suivre donc...
 
FORMANOSQUE 130 ch. du clos 04100 Manosque
www.formanosque.fr/formations

04/12/2013 19:11:06

Aleth Meyran
Je suis certaine que la réforme scolaire est un bon début mais peut-elle se faire sans le consentement des enseignants ? Je pense qu'il faut arriver à leur faire admettre que ramené aux nombre d'heures de travail , (en comptant les corrections et les préparations de cours ) leur salaire n'est pas si bas que ça. Et que à tout âge on peut envisager une remise en question de ses acquis.
Les supports pédagogiques par internet sont sans doute une solution à moindre coût ;mais
seront -ils utilisés ? Je pense qu'une évaluation des maîtres sur des méthodes qui ont fait leur preuves tant en lecture qu'en calcul , serait parfois motivante. Il faudrait aussi récompenser ceux qui innovent et ont de bons résultats.
Bon courage!

04/12/2013 15:49:55

Bellancourt S
Il serait important de ne pas oublier que la suppressions des psychologues scolaires et des maitres spécialisés ( maitre E et G notamment) a été drastique Leurs actions étaient efficaces

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