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Merkel, Bismarck et la leçon d'histoire d'Helmut Schmidt

Merkel, Bismarck et la leçon d'histoire d'Helmut Schmidt

Si Arnaud Montebourg et Jean-Marie Le Guen avaient accompagné François Hollande à Berlin lors du dernier congrès du SPD, ils auraient pu prendre une leçon d'histoire. Oui, on peut critiquer Merkel sans convoquer Bismarck et Hitler, donnant ainsi aux dirigeants de l'UMP de bonnes raisons de s'indigner.

L'ex-Chancelier Helmut Schmidt a donné une impressionnante leçon d'histoire.

Le vieil homme de 92 ans- Chancelier fédéral de 1974 à 1982 - a donné une leçon d’histoire Allemande et européenne.  Depuis sa chaise roulante,  le témoin de la furie national-socialiste, le compagnon de route de Jean Monnet dans le comité pour les Etats-Unis d’Europe a prononcé un réquisitoire très dur contre Merkel et sa majorité CDU dont le chef de file Wolfgang Kauder a cru pouvoir annoncer que,  désormais, « on allait parler en Allemand en Europe ». Façon de dire que le sérieux germanique allait enfin s’imposer à tous. Une fanfaronnade qui illustre selon Schmidt l’incapacité à reconnaître que  «les excédents allemands ne sont en réalité que les déficits des autres Etats européens »

Il invitait ceux qui prétendent qu’il n’y a de salut que dans l’austérité « à étudier les conséquence désastreuses » de la politique déflationnistes conduite au début des années 30 par le dernier chancelier de la république de Weimar Heinrich Brüning. « Il a conduit rien moins qu’à l’échec de la première démocratie allemande ».

« L’Allemagne n’est pas un pays normal et ne le sera pas avant longtemps » a-t-il expliqué.  Pourquoi ?  « Parce qu’il y a chez presque tous  nos voisins une défiance latente vis-à-vis des Allemands ».  Schmidt rappelle que c’est de cette défiance que procède le projet d’intégration européenne, une obligation constitutionnelle, inscrite depuis 1992 dans la loi fondamentale.

Très dure avec la Chancelière, la gauche allemande lui reproche son immobilisme entêté et non pas son prétendu nationalisme. Jusque dans son propre camp, on se désole de l’attentisme de Merkel : « elle est sur le plongeoir et n’en finit pas d’hésiter avant de sauter. Il faut un peu la pousser » confiait récemment un ministre allemand à l’un de ses homologues français.

Bien sur nous socialistes refusons les leçons de morale et de diplomatie d’une majorité qui tolère ou encourage  le discours de Claude Guéant sur l’immigration. Mais si nous devons dénoncer les erreurs de Merkel et le suivisme de notre leader minima, nous ne devons pas tourner le dos à l’Allemagne.

D’ailleurs les leaders du SPD peuvent nous inspirer dans le plaisir des bons mots. Ainsi quand la Chancelière comparait le combat contre la crise à un marathon, justifiant par là sa prudence et son refus de se précipiter dans l’urgence pour le sauvetage de l’euro.  Elle s’est attiré les sarcasmes de Jürgen Trittin : « nous sommes dans une situation dramatique et madame Merkel, assise sur sa chaise,  se demande quand elle va sortir du placard ses chaussures du jogging » et Frank-Walter Steinmeier s’est exclamé: « la maison brule et madame Merkel a peur de se bruler les doigts ».


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13/01/2012 15:09

philippe BERTRAND
EXPLOSION ALARMANTE DE LA PAUVRETE EN ALLEMAGNE: 1 allemand sur 7 est pauvre.
Ce n'est pas un journal de gauche qui le dit, c'est LE FIGARO.Le nombre de pauvres en ALLEMAGNE a augmenté dans les 10 dernières années de 8 millions à 15 millions ( étude réalisée pour l'institut allemand pour la recherche économique DIW.
Un ouvrier peut gagner 5,5 euros de l'heure. L'allemagne est c'est vrai la reine de l'exportation, mais à qui cela profite-t-il ? Ou est le partage des richesse ? Quelques 100000 chômeurs sont sorti des statistiques parce qu'il ont 58 ans et benéficient de l'aide sociale HARTZ IV . Comme le titre un journal ALLEMAND: La riche ALLEMAGNE a les chômeurs les plus pauvres.

11/01/2012 18:43

Tisi
Tout à fait d'accord avec toi Christophe sur cet article. Merkel n'est pas Sarkozy et encore moins Bismark et surtout pas Hitler. je peux comprendre les réactions critiques des grecs à qui l'on inflige une politique d'austérité indigne et desastreuse économiquement et socialement. Mais venant de personnes qui ne subissent pas la crise dans leurs vies celà m'indigne. L'Allemagne joue son rôle et ses intérêts. Elle a fait des choix stratégiques économiques démocratiquement. Angela Merkel a aussi une opinion publique a servir. Et elle sert les intérêts de son économie qui est intimement liée à la bonne santé de l'économie française et européenne. Critiquer ainsi l'Allemagne s'est servir les eurosceptiques allemands. la mauvaise santé de notre économie est liée au choix que seuls les dirigeants français ont fait. Et comme le disait un conseiller de Merkel professeur à l'Université Humbolt de Berlin en économie le problème de la France c'est Sarkozy! PS : aucun dirigeant allemand ne comparerait sarkozy avec Pétain c'est là que l'on reconnait un personnel politique à la hauteur des circonstances...

11/01/2012 18:16

raynal
le sujet brillament exposé par Christophe laisse peu de places à des commentaires emanant d'un pauvre pekin qui vieilit ;il faut dire que Helmut a donné une belle leçon à une bonne partie des politiques ;c'est tout mais merci à Christophe

11/01/2012 17:34

Gilbert SOULET
Bonjour Christophe CASTANER et tous mes voeux de bonne et heureuse année 2012.

J'avais déjà apprécié la page en début de mois dernier sur la toile;
Tu la reprends sur ton blog et c'est très bien. J'avais hurlé en lisant la déclaration d'Arnaud dont j'ai partagé le combat avec la C6R. Et pourquoi pas aussi être revenu à l'époque du : << Plutôt Hitler que le Front populaire >> ?
F. Fillon que je n'apprécie guère a trouvé la dérive stupide aux relents germanophobes;
Je l'ai approuvé!
Très amicalement,
Gilbert SOULET
Cadre Honoraire SNCF de Pertuis, Porte du Luberon

11/01/2012 16:56

Ansaldi mario
comment faire pour que l'europe puise fonctionner si tous les partenaires ne tire pas dans le méme sens

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