• Le rapport Gallois est avant tout le constat de dix années d'échec des politiques économiques de la droite
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Le rapport Gallois est avant tout le constat de dix années d'échec des politiques économiques de la droite

Le rapport Gallois est avant tout le constat de dix années d'échec des politiques économiques de la droite

La politique conduit quelquefois à la schizophrénie. A entendre le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, qui a «approuvé totalement» le rapport Gallois, enjoignant François Hollande d'avoir «le courage» de l'«appliquer dès maintenant». Évoquant des mesures «correspondent exactement à ce que nous souhaitons pour l'économie, (...) à ce que nous avons initié avec Nicolas Sarkozy tout au long des années qui viennent de s'écouler» je me dis, un, qu'il n'a pas de mémoire et, deux, qu'il ne l'a pas lu.

En effet le rapport Gallois est un implacable réquisitoire contre le bilan de 10 ans de politique de la droite. Quand la gauche était aux responsabilités le commerce extérieur était excédentaire (+ 2 milliards en 2002), son déficit à atteint le chiffre record de 71 milliards d'euros en 2011. 

Pendant cette même période 750 000 emplois industriels ont été perdus. 

C'est le bilan sans appel d'une décennie de politique industrielle désastreuse. Comment l'UMP qui a accompagné ce déclin peut elle aujourd'hui être arrogante à ce point ?

Notre modèle actuel est à bout de souffle: l'économie française n'a pas su relever le défi de la mondialisation.

Le rapport Gallois fait des propositions concrètes et équilibrées, destinés à construire une véritable reconquête industrielle, notre situation n'est pas une fatalité, la France n'est pas condamnée à la spirale du déclin, mais un sursaut collectif est devenu indispensable, mais cela ne peut se réduire à la seule question des cotisations patronales !

Dans quelques heures le gouvernement fera des premières propositions, il serait idiot de nier la question du coût du travail, et des mesures portant sur ce sujet s'imposent, mais elles ne pourront se faire contre le pouvoir d'achat des français, Comme l'avait décidé le gouvernement en prévoyant une hausse massive de la TVA. 

Mais ces mesures ne trouveront un sens que si une politique globale pour la croissance et l'emploi est construite pour notre pays.


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06/11/2012 16:56:24    

Carrier    
Graçe à l'emission "C dans l'air" je me suis fait une opinion sur le rapport Gallois. Et si la gauche décidait de l'appliquer et que ça marche! Quelle claque pour les"roquets" du parlement et l'UMP dans son entier qui n'a pas traité ce problème pendant 10 ans. Bien sùr il faudrait assortir le fameux "cadeau" aux entreprises d'un droit de contrôle de l'Etat.De plus on pourrait faire un petit peu de TVA et surtout de la CSG et plafonner 20 ou 25 milliards . Qu'en penses-tu?

06/11/2012 15:29:20    

G JEGO    
Bonjour, je vous serais reconnaissant de ne pas employer le mot schizophrénie pour copé, la schizophrénie n'a rien a voir avec quelqu'un qui na pas de mémoire, la schizophrénie est une lourde pathologie dont les personnes qui en sont atteintes n'en guérisses jamais. Le schizophrène est une personne qui est très intelligente, Copé est plutôt amnésique, c'est encore plus grave. G Jégo

06/11/2012 14:59:09   

raynal    
enfin un etat des lieux exemplaire,mais comme l'ecrit Christophe c'est aussi une bonne leçon donnée à l'UMP pour les 10 ans passées à la tete de l'etat;mais il faut bien faire attention ,au PS,qu'il faut que c''est pas un GALLOIS mais plusieurs pour se mobiliser et s'unir ,il faut chercher des solutions dans d'autres domaines que la competivité :les problemes des agriculteurs,l'habitation ,le pouvoir d'achat etc;helas je n'ai plus l'esprit assez d'esprit assez jeune pour traduire en economie ces problemes...

06/11/2012 09:17:11    

jacky billy    
Le rapport Gallois, dévoilé hier matin, comptera-t-il pour du beurre ou verra-t-il son destin résister à la discorde ? Commandé à l'ex-patron d'EADS par François Hollande qui en avait fait un préalable à son action pour relever la compétitivité de la France, il est passé par tous les états. On l'a cru mort-né avant qu'il ne renaisse après mille rumeurs alimentant un procès en amateurisme à l'endroit de l'exécutif.
Oublions cette cacophonie pour ne retenir que l'essentiel. De quoi s'agit-il au juste ? D'éviter clairement le décrochage, voire le déclin de la France à la confiance dégradée. D'enrayer la dégringolade de son industrie et de son déficit commercial. De sauver des emplois aussi. Vaste chantier ? Vital, surtout.
En vingt ans, notre part dans le commerce mondial a chuté de moitié. En dix ans, le coût du travail, lui, a progressé deux fois plus vite en France qu'outre-Rhin. Cette dernière « performance » nous propulse vice-champions d'Europe en la matière, juste derrière la Belgique. Un titre au rabais dont on se serait bien passé. Car ces reculades plombent notre économie et le moral de nos entreprises exportatrices en perte de vitesse face à la concurrence internationale.
Comment redresser la barre alors que le Medef demande « un big bang pour sauver la France » ? En frappant fort ? C'est la recette avancée par Louis Gallois adepte d'un choc de compétitivité « massif ». Le commissaire à l'investissement, homme de droiture et de conviction mis sous pression, n'a pas changé une virgule au traitement de cheval qu'il proposera à Jean-Marc Ayrault. Il plaide notamment pour un allégement substantiel des charges sociales de 30 milliards d'euros compensé par de la TVA, de la CSG.
Plus possible de tabler sur une hypothétique reprise
Oui mais voilà, le gouvernement ne veut pas de cette potion en l'état. Et l'a déjà fait savoir. Que faut-il en penser ? Qu'arc-bouté sur l'objectif de réduction des déficits qu'il s'est fixé à 3 % du PIB en 2013, il a déjà serré à fond la corde de la fiscalité. Qu'il n'a plus guère de marge de manoeuvre pour préserver le pouvoir d'achat déjà écorné des Français, dans un pays quasi en récession et rongé par le chômage.
On est là au coeur du débat. Avec trois voies possibles. Faut-il s'accrocher à la seule « compétitivité coût » alors que le « prix » du travail n'est qu'une des causes du mal ? Un produit de mauvaise qualité, ou mal adapté au marché, peinera toujours à trouver preneur... Faut-il privilégier la « compétitivité hors coût » ? Mixer les deux ? À une action « coup de poing », l'Élysée et Matignon préfèrent un « pacte », une trajectoire dans la durée, avec des soutiens à l'innovation, à la recherche, à la formation, à l'investissement.
Une certitude : la France ne peut plus se payer le luxe de tabler, pour 2013, sur une hypothétique reprise, sortie d'une pochette-surprise, en croisant les bras. C'est bien l'avis de l'oracle Louis Gallois. D'Arnaud Montebourg, le virevoltant ministre du Redressement productif, auteur d'un mémorandum sur la relance de l'industrie. Du visionnaire Gerhard Schröder aussi. L'ex-Chancelier s'y connaît pour avoir, à la fin des années 1990, fait gagner le match de la compétitivité à l'Allemagne. En social-démocrate averti, il avait su lui donner un cap clair et audacieux qui a mis dix ans à porter ses fruits. C'est dire si, pour la France, le temps est plus que compté.
Pierre Cavret

06/11/2012 08:58:10    

François    
Tout comme une politique industrielle à réinventer ne peut se contenter de reposer sur la seule compétitivité ! Depuis le début de la crise financière en 2008, j'ai entendu nombre de responsables politiques appeler à inventer un "nouveau modèle de développement" pour que ne se reproduise plus les errements du consensus de Washington et de son libéralisme effréné. Je constate aujourd'hui, à regret, que les solutions proposées reposent encore trop sur une vision de l'industrie datée, dépassée, celle des Trente Glorieuses dont il semble visiblement compliqué de se détacher, alors que le monde a tant changé depuis. Quand est-ce que compétitivité rimera enfin avec pouvoir d'achat, bien-être social et responsabilité, plutôt que, comme toujours, réduction de coûts et baisses de charges ? Quand est-ce que le gagnant d'une compétition économique sera celui qui soigne ses salariés plutôt que le moins cher ? C'est la notion même de richesse et de sa création qu'il fait réinterroger aujourd'hui : le débat doit aller au plus profond de nos dogmes. Mais cela sera douloureux, coûtera sans doute très cher - les crises à répétition et la récession ne le sont-elles pas tout autant ? -, mais c'est un passage qu'il nous sera de plus en plus difficile de repousser. Ou bien le choc se produira bien, mais pas comme M. Gallois le laisse entendre...

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