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On ne peut laisser la folie de Bachar el-Assad impunie

On ne peut laisser la folie de Bachar el-Assad impunie

Commençons par une question simple, François Hollande a-t-il eu raison d'exiger la punition du régime de Bachar el-Assad ? Pour moi la réponse est oui, 110 000 morts, l'utilisation massive d'arme chimique, la folie évidente de ce chef d'Etat dont Nicolas Sarkozy fit un invité d'honneur pour le défilé du 14 juillet. La prise de position de François Hollande est une position courageuse et responsable. Même la guerre a ses règles. Tous les moyens ne sont pas admissibles, l'utilisation en Syrie de l'arme chimique ne doit, ne peut pas être banalisée.

Ne rien faire serait accepter demain que cet arme trouve de nouveau vendeurs et de nouveaux marchés. La réponse de la France n'est pas fondée sur sur la morale ou sur l'émotion, elle l'est sur la volonté de tracer une frontière claire entre les armes conventionnelles et les armes de destruction massives. Ces dernières frappent aveuglément, sans distinguer, les femmes, les enfants, les civils, les combattants. De fait leur utilisation ouvre une brèche dans le principe de dissuasion nucléaire.

Ainsi ce qui se joue aujourd'hui c'est la sécurité dans le monde et cela nous concerne au delà même de nos valeurs !

Par ses propos clairs le Président de la République a porté haut la vocation de notre pays.  Pour ma part c'est ce que j'attends du chef de l'Etat. La question n'est pas celle de la 5ème République qui lui confère la responsabilité d'engager des frappes sans solliciter de vote du parlement.
Il me semble utile de le redire, de le répéter car au nom d'intérêts électoraux locaux on ne peut masque notre devoir, notre responsabilité comme ce fut le cas il y a quelques semaines au Mali.
Bien sur les hésitations du Président Obama, brouille l'enjeu.

L'attitude de la Russie (et dans une moindre mesure de la Chine) complique l'affirmation nécessaire de la communauté internationale qu'un crime contre l'humanité ne peut rester impuni.
Mais la France ne peut s'imaginer boutefeu solitaire. Les doutes sont légitimes. Mais franchement certains commentaires, pariant sur l'echec de la France, déshonorent ceux qui les portent.
Comment osent-ils spéculer sur un échec présidentiel, donc de la France, dans une action comme celle-là, avec l’espoir d’en tirer un profit électoral ?

Puisque les experts en rapport de force dans les circonscriptions et les cantons semblent l’avoir oublier, alors qu’ils se souviennent d'une réalité qu'Olivier Mazerolles de La Provence a traduit par un constat simple:
"Depuis qu’il est au pouvoir, père et fils, le camp Assad a génocidé des dizaines de milliers de ses compatriotes. Il a massacré des milliers de Libanais. Il a exporté le terrorisme. LeFrançais en ont payé le prix. Au début des années 80, notre ambassadeur à Beyrouth, puis 58 de nos soldats y ont laissé leur vie. Le cœur même de Paris a été touché dans une explosion déclenchée rue Marbeuf. Nos médiocres spécialistes en calculs électoraux pourraient-ils daigner de s’arrêter un instant à ce sinistre bilan ?"

Alors oui, une intervention militaire comporte des risques, laisser les mains libres à un pouvoir paranoïaque qui prétend incarner à lui seul son pays, consiste à se recroqueviller dans une passivité encore plus dangereuse.
Alors que ceux qui devraient se souvenir des premières vacances de Nicolas Sarkozy, vacances de milliardaire à quelques kilomètres de GW Bush, cessent de dénoncer François Hollande comme "le caniche" de Barack Obama.

François Hollande, lui, a précédé Barack Obama dans l’affirmation de sa détermination. Dans l’affaire, le suiveur hésitant, c’est plutôt le Président américain que l’inverse.
Et La France a raison de prendre la tête de la révolte contre la barbarie.
Le débat n'est pas celui de la 5eme République, la Constitution française permet au Président, sans débat préalable, d’engager notre armée sur un territoire étranger. Cela a déjà été fait à de nombreuses reprises et la droite ne s’en est jamais offusquée. D’autant moins que des présidents issus de ses rangs ont fait usage de cette possibilité. Jacques Chirac à Sarajevo, Nicolas Sarkozy en Libye.

Maintenant alors qu’il a déjà commis son crime, qu’il sait qu’il va être condamné, pourquoi Bachar el-Assad s’abstiendrait-il de recommencer, de gazer et gazer encore son peuple si nous restions de simples spectateurs ?
Et que l'on ne vienne pas nous expliquer que les petits calculs politiciens projetés sur les prochaines élections par certains partis anglais seraient un modèle.

C’est vrai, pour agir en Libye et au Mali, la France avait obtenu au préalable un vote favorable au Conseil de Sécurité. Cette fois, elle ne peut s’appuyer que sur la Convention internationale contre les armes chimiques signée en 1993 à Paris, qui interdit aux Nations, non seulement d’en faire usage, mais aussi d’en détenir et d’en stocker. Seuls cinq pays au monde, dont la Syrie, ne l’ont pas signée.
au point où nous en sommes, le pire serait de ne rien faire. Ce serait un crime. Ce serait une fuite et un triste déshonneur.

Ne pas agir aujourd'hui serait une défaite demain.


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23/09/2013 18:09:45

dominique
En décidant d’engager la France dans la guerre contre la Syrie, Le président Hollande, et ceux qui le soutiennent dans cette aventure, franchit un pas supplémentaire dans la voie de la mise en œuvre des exigences de l’impérialisme américain.
Toutes les interventions militaires précédentes, en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Mali, l’ont démontré : elles sont contraires aux intérêts de tous les peuples.
Elles apportent mort, destruction, dislocation des nations et chaos.
Avec ou sans vote de l’ONU, avec ou sans vote au Parlement, l’intervention contre la Syrie est illégitime.
Non à l’intervention militaire en Syrie !

20/09/2013 14:55:47

G M
C'est une véritable réorganisation géopolitique de l'équichier mondial qui se joue dans cette odieuse provocation.
La dynastie de sanguinaires qui a connu l'impunité depuis près de trente ans s'est attachée durant cette période de nombreux alliés, transformés au fil du temps en otages de leurs pactes.
En signant la convention internationale contre les armes chimiques, les états ont tenté de placer un rempart législatif.
Mais la défaillance de la supervision de la destruction de telles armes, par manque de moyens coordonnés et légitimé sur la responsabilisation des états souverains, a favorisé l'approvisionnement "souterrain" de ces substances génocidaires.
Aujourd'hui le chantage remplace la barbarie: une intervention par les airs conduiraient à un épandage des armes incriminées, une intervention par la terre "nucléariserait" une position larvée, mais mûrement orchestrée, une compensation financière augmenterait le risque de détourmenent des objectifs, une inaction des états contestataires de cette pratique ignoble amenerait d'autres souverainetés génocidaires à s'allier pour utiliser le même procédé de soumission de l'Humanité.
Historiquement, la situation syrienne ne peut être comparée à celle de la Lybie ou du Mali: les engagements ne sont pas les mêmes, les pressions et enjeux sont plus internationaux qu'il n'y parait.
Dans ce contexte, il semble que le renforcement de l'unité diplomatique Européenne serait déjà une urgence acceptable pour ne pas laisser des intérêts bilatéraux, Est-Ouest, aux commandes. D'autre conflits ont conduit à la mise en place d'un couloir humanitaire, peut-être que cela pourrait être une autre réponse urgente acceptable, pouvant entrainer l'intervention sur ce point d'un potentiel allié de l'Europe, à savoir la Turquie.
De fait, il est du devoir de la France et de l'Europe de s'opposer à ce crime contre l'Humanité, dont nous connaissons mieux que quiconque les causes et les conséquences.

18/09/2013 16:08:08

JEAN
Il fallait réagir Bravo! Nous ne pouvons accepter les pires horreurs par simple frilosité.

05/09/2013 17:32:25

Georges Morin
La question de l'intervention armée en Syrie est assurément complexe. Certes Bachar El Assad est un tyran sanguinaire et il convient de condamner l'usage des armes chimiques. Mais une intervention "punitive" sans mandat de l'ONU pourrait avoir des conséquences dramatiques. L'expérience de l'histoire de l'humanité montre que ce n'est jamais l'usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre. Une telle intervention punitive ne pourra en rien amener, faciliter une solution politique du conflit, seule issue souhaitable à la situation actuelle à mon avis. J'appelle donc à la mobilisation contre la guerre.

05/09/2013 08:46:15

JEAN
Il est indispensable d'agir pour que plus jamais une telle pratique, une telle horreur n'atteigne des innocents. Si la France peut intervenir alors qu'elle le fasse en protégeant,en refusant que ne soit respectée la convention internationale contre les armes chimiques. La guerre, a elle seule est déjà tellement iinsupportable autant ne pas en augmenter son atrocité.

04/09/2013 16:33:53

franck perard
J'ai été accueillis par des familles chrétiennes à ALEP. Les chrétiens, ainsi que 70 % de la population sont favorables au président ASSAD. Ils ne se privaient pas il y a deux ans de dire que c'était un dictateur et personne ne nie que c'est un dictateur. Le problème est que la syrie est une mosaïque de minorités ou majorités religieuses ; les chiites (au pouvoir avec la minorité alaouite, les sunnites (avec les salafistes..), les chrétiens... Les sunnites partout où ils le peuvent dans le monde sont en guerre contre les chiites. On peut d'ailleurs se demander qui a intérêt à ce que chiites et sunnites se "tapent" dessus ?? En résumé, compte tenu du contexte local explosif, une majorité de syriens souhaitent que ASSAD et son système (mafieux) soient au pouvoir. les premiers rebelles étaient sincèrement et peut être pacifiquement en lutte contre le pouvoir. C'est probablement à ce moment là qu'il eut fallu trouver une solution politique. Aujourd'hui la situation est dramatique et mes nombreux amis sur place le confirme. La Syrie est devenu le rendez vous des djihadistes du monde pour y faire la guerre sainte contre ASSAD mais SURTOUT contre les chrétiens et les chiites. (L'arabie saoudite et le Quatar qui financent ces mêmes djihadistes sont des états sunnites impitoyables avec les femmes...) La Syrie d'ASSAD quoiqu'on en dise était une Syrie dirigée par un dictateur mais laïc où les minorités pouvaient exprimer leur culte sans être égorgées. Quant aux femmes elles avaient la possibilité de vivre sans être voilées. J'ai d'ailleurs été surpris à chacun de mes voyages de voir que la grande majorité des jeunes filles n'étaient pas voilées. Ce n'est pas le cas en Arabie Saoudite et au Quatar (état sunnite soutenant les rebelles et les djihadistes je le répète). Probablement que ASSAD est un pis aller mais croire que la transition démocratique se fera avec une intervention des USA et de La France c'est ignorer la présence du front AL NOSRA (voir les videos qui circulent sur net sur les atrocités commises par les milices sunnites d'Al NOSRA) et c'est ignorer les échecs de la Lybie et de la Tunisie. Regardez en egypte, révolution puis élection démocratique avec l'arrivée des Frères Musulmans puis putsch de l'armée avec des milliers de morts qui s'en est ému ? Aujourd'hui on parle de 281 morts gazés alors qu'au début on évoquait le chiffre de 2000 ?? qui manipule qui ? Croyez vous que ASSAD avait intérêt à bombarder son peuple le lendemain de l'arrivée des inspecteurs de l'ONU... où valait il mieux attendre leur départ. A qui profite ce crime odieux ?? Qui peut croire que le Quatar qui achète le PSG et les hôtels prestigieux de paris ne peut pas fournir du gaz sarin aux rebelles et organiser une telle opération ? Je livre tous ces éléments à votre sagacité.........

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