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A 51 : la fin d'un mensonge d'Etat

A 51 : la fin d'un mensonge d'Etat

Juin 2007, dans ses documents de campagne, Daniel Spagnou annonçait, modestement -comme à son habitude- A 51 : c'est fait. Il nous annonçait avec cette même certitude la réalisation de l'A 585 (desserte de Digne les Bains)...

Décembre 2008, avec Michel Vauzelle, nous rencontrons le Ministre des transports, qui nous annonce qu'une décision sera prise au printemps...mais vinrent les hirondelles, mais pas de Bussereau à l'horizon.

Pendant les régionales, le 2nd chantier de l’UMP était…
« Relancer le chantier de l'A51 : "Interrompu il y a 12 ans", quand la gauche est devenue majoritaire, cet axe qui s'arrête à 14 km de Gap doit "désenclaver les Alpes". Car sans désenclavement, pas de développement économique »…faisant comme si la décision revenait à la Région.
Quelques jours plus tard, certains peuvent se souvenir des dénégations d’Eliane Bareille quand, lors du débat presse organisé sur Digne, je dénonçais ce mensonge d’Etat.

On comprend mieux pourquoi le gouvernement a attendu le début de l’été pour publier l’avant projet du schéma national des infrastructures routières, dans lequel Jean-Louis Borloo annonce « l’abandon de l’A51″ pour relier Sisteron à Grenoble et évoque un accord politique local pour tuer l’A585.

Or, il s’agit d’un véritable scandale car le désenclavement des Hautes Alpes et des Alpes de Haute-Provence est ainsi remis en question, et au grand dam de la population locale : les problèmes de circulation continueront, l’insécurité routière sur la RN 85 et les D 4075 et 1075 ne sera pas résolue et la pollution des villages alpins se poursuivra.

On ne peut donc que déplorer les carences des instances décisionnelles de l’Etat en matière d’économie et de sécurité routière.

Pendant ce temps là, Daniel Spagnou se déclare « en colère » (France 3),… peut être même a-t-il décidé d’arrêter de respirer, pendant 51 secondes…

Espérons qu’il avait été informé par Nicolas…car pour les autres élus de notre département c’est par la presse que nous avons été informé, y compris sur ce pseudo « accord local » évoqué par le ministre…

Toutefois, près l’abandon de l’A51 et de l’A585, l’élévation, le 14 juillet, d’Eliane Bareille au grade de chevalier de la Légion d’honneur…est pour nous une source de réconfort…et savoir que dans la même promotion c’est Mireille Mathieu qui devient officier, alors là, nous approchons le bonheur.

Eliane Bareille, Mireille Mathieu…trop fort ce Daniel !


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28/07/2010 01:28

Sandrine Cosserat
Le raisonnement bien-être = emploi = désenclavement = routes rapides, me parait intéressant mais pas sans travers. Car une autre équation existe aussi : Routes rapides = offre commerciale exogène surabondante = destruction des emplois et savoir-faire locaux.

Ouvrir son territoire lorsqu’il est fort et structuré pour participer aux échanges, c’est judicieux et cela peut contribuer à une sorte de cercle vertueux et à un développement harmonieux d’un territoire. Par contre cela peut devenir dangereux lorsque ce territoire n’a pas anticipé cette ouverture, n’a pas un tissu économique - et en particulier industriel- structuré et solide, et n’a pas une réelle stratégie de préservation de ses savoir-faire.

Lorsque la N85 a traversé Château-Arnoux-Saint-Auban, le centre ancien du village a progressivement cessé de vivre. L’effet « passage » a totalement recentré le cœur de vie autour de l’axe « nationale ». Le flux a fait évoluer la nature de l’offre, multipliant l’offre commerciale des grandes enseignes aux produits importés. L’activité dénaturée et polarisée sur la N85 a emporté avec elle le commerce de proximité du centre ancien, idem pour le cœur de village de Peipin, avec des effets moins rapides mais tout aussi réels pour les centres de Volonne et de l’Escale. La préservation de l’activité artisanale et commerçante locale n’avait semble-t-il pas été suffisamment anticipée.

Une autre expérience est celle de la construction du barreau autoroutier de l’A51. Elle me parait symptomatique de l’importance du projet du territoire pour « réussir » un désenclavement, au-delà du déroulé de l’enrobé.

La zone d’activité du Val de Durance, au nord de Sisteron, a su tirer plutôt bien profit des tronçons Aubignosc-Sisteron en 90 puis Sisteron-Gap en 99, en réunissant aujourd’hui près de 850 emplois sur sa zone. Cette réussite s’est appuyée sur la mise en place d’une SEM – société d’économie mixte pour gérer son développement, adossée à une stratégie d’offre d’hébergement d’entreprise pour tenir le rythme d’une croissance qui se voulait suivre celle du site locomotive de Sanofi sur la zone voisine. Parallèlement, l’activité commerciale de centre-ville s’est plutôt bien maintenue.

Dans la même période, la zone de la Cassine, créé en 92 n’a jamais vraiment su capitaliser sur l’arrivée de l’A51 à ses portes. Depuis plus de 15 ans, les 90 hectares pourtant fort bien placés à l’intersection Bléone-Durance, sont restés quasi-vides et se remplissent péniblement ces dernières années, avec le soutien de la MDE04. Par contre, en l’absence d’un développement industriel programmé et accompagné, nous avons assisté à un développement d’une offre commerciale exogène (venue d’ailleurs) sur ce même territoire de Moyenne Durance (zone du Mardaric à Peyruis, « Les portes de Provence » à Peipin,…) qui a fini d’assécher l’offre commerciale des centres-villages du carrefour.

A en croire ces illustrations, le développement harmonieux des territoires n’est pas systématiquement induit par l’arrivée des voies rapides. C’est d’abord le projet qui compte. Quel est le nôtre à l’échelle départementale ? Est-ce un projet partagé ?

Quel serait l’impact pour notre territoire de l’ouverture sur Grenoble ?
N’accélèrerait-on pas ce fameux effet « passage » qui se fait déjà sentir sur l’axe Durance et qui tend à concentrer une part importante de l’activité de notre département sur cette vallée, avec une intensification de la pression foncière, le sacrifice de nos terres agricoles, la prolifération des grandes surfaces,… Un développement que je ne trouve pas forcément bien contrôlé et dont je ne suis pas sûre qu’il réponde à un projet de territoire partagé et cohérent.

Désenclaver… j’ai parfois l’impression que nous bâtissons de grands axes, pour le grand empire marchand et pas forcément pour les populations locales. Je m’amuse à faire le parallèle avec le développement de l’empire romain qui bâtissait ses voies et ses camps pour faire passer les légions conquérantes et assurer son pouvoir et son commerce. Le grand empire marchand bâtit des autoroutes et ses chapelets de grandes surfaces pour élargir son marché et vendre ses produits. Notre Via Domitia sera-t-elle bientôt transformée en Via Ikea ?

Plus sérieusement, si l’axe A51 s’achevait vers Grenoble, malgré la récente annonce de son abandon, quelle serait sa vocation ? Relier plus vite Marseille à Grenoble , ou assurer un développement économique durable des départements Haut et Bas-alpins ?
Saurions-nous gérer le développement induit par les axes A51 et A585 en préservant les éléments de nos qualités de vie et nos savoirs-faire sur l’ensemble du territoire ?
En dehors des vallées Durance et Bléone, les autres vallées partagent-elles les possibles conséquences démographiques, de développement urbain, de concentration des activités sur ces 2 axes et le risque d’une baisse de leur poids relatif ?
Ne peut-on pas envisager un développement départemental durable qui fasse l’économie de ces aménagements et recalibrages routiers, en redirigeant cette enveloppe budgétaire sur d’autres aspects de développement plus centrés sur les savoir-faire locaux ?

(extrait d'un projet de livre sur le développement de la Vallée de la Durance)

26/07/2010 21:37

Voynet a bon dos...
J aime le sens de la mesure et de la hauteur dans ces propos. On a suffisamment entendu que c était la faute de Dominique Voynet si l autoroute ne se faisait pas, que je pensais que la droite du béton nous épargnerait cela, elle n est plus ministre depuis plus de 13 ans...et pourtant cela fait 13 ans qu on nous dis..."vous allez voir ce qu vous allez voir!", et bien on a vu.
Mais fallait il répondre a quelqu'un qui a vu dans les villes de gauche du 04 "un blocage économique ou urbanistique", parle t'il de Villeneuve, Volx ou Forcalquier...? mais c est vrai que si son modèle c est Manosque et ses centres commerciaux, je suis prêt a devenir Vert à mon tour.
Quant aux allégations sur la Region...faut il rapeller qu en France, c est l'État et lui seul qui fait des autoroutes...la poursuite de l A 51 vers Manosque a été décidé par Laurent Fabius, Premier ministre, Jean Claude Gaudin était alors President de Region...et n a pas subventionné cette opération. La poursuite de l A 51 était encore défendue il y a quelques mois dans le projet de Michel Vauzelle et pour Iter, ce dernier l'a dit et répété l'engagement regional en faveur d' ITER sera respecté à l'euro prêt...du moins si ITER se fait. J espère que Bruno ne tiendra pas rigueur à la Region si ce projet n'aboutissait pas...pour l instant il ne manque que 3 milliards pour le finaliser!

Maintenant j invite Monsieur Morin à contribuer au blog de Monsieur Spagnou qui n'aborde pas ce sujet accessoire de l'A51...mais arbore un très belle photo du mariage de miss Provence 2000 et quelquechose...mais aussi une photo de Mireille Mathieu qui vient d'être promue dans la légion d'honneur...un peu de beauté dans ce monde de brutes!

26/07/2010 17:28

Carrier    
Mon cher Christophe,
Les crédits de construction de l'autoroute A51 étaient en place au moment des transactions au niveau du gouvernement Jospin entre Voynet et Jospin pour la réalisation du troisième aèroport de la région parisienne. Voynet a accepté de signer pour ce dernier en échange de l'arrêt du dossier A51. Ces faits étaient très connus à l'époque et Jean-Louis Bianco se les rappellent sûrement. On a même appris à l'époque que les fameux crédits sont partis pour les autoroutes du Sud-Ouest. Bref! Il s'agit d'un bon coup de Voynet à l'époque et de la

26/07/2010 11:48

Ghislaine Moullet    
D'où nous apprenons l'abandon du prolongement de l'A51 et depuis peu, il est de nouveau question de constructions de 900 km d'autoroutes (la portion sud de Gap sur 20 km entre autres).
Que de contradictions...
Pendant ce temps, nos départements alpins se désertifient.

26/07/2010 11:17

raynal    
le clan Sarko n'a qu'une façon d'operer:faire des effets d'annonces,cela ne coute rien et certaines personnes y croient toujours-alors on continue-et les faits sont sans appel une decision annoncée et patatras on l'annule ;mais dame Christine vient nous dire que l'on fait un peu mieux que nos voisins,mais c'est du s g d g ;il faut croire que les français de l'etat de veaux à l'etat d'autistes ;enfin l'ete est là et nous allons voir le president faire du velo dormons mieux comme cela;bon été.

25/07/2010 22:41

REY    
Etant originaire de Grenoble, je prends très souvent cette route de Forcalquier à Grenoble et j'ai souvent révé à l'autorioute ; et pourtant je ne suis pas certain que c'était une bonne idée. Je crois que l'intérêt principal de cette A51 était d'alléger l'axe de la vallée du Rhône et je crains (craignais) beaucoup de le voir pris d'assaut par de trop nombreux poids lourds apportant nuisance et pollution dans cette belle vallée du Buech. Demandons à l'état d'aider à l'aménagement de la N85 en y aménageant des tronçons à trois voies régulièrement, je pense que ce serait déjà un mieux appréciable.  

   

25/07/2010 21:14

brunom04    
le mensonge d'etat à commencé bien avant la majorité actuelle et vous y avez participé conjointement !! la gauche au conseil regionnal encore récemment l'a promis à Europe écologie ... ceux la même qui veulent nous transformer avec votre soutien en réserve d'indiens sans prolongement autoroutier, plus de crédit pour ITER et un blocage du dévelopement économique et urbanistique dejà mis en oeuvre dans toute les collectivités de gauche du département ...
Une fois de plus vous donnez des leçons de morale pour des comportements qui sont les votres à l'identique !! etat ump-ps idem !!

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