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Affamé de pouvoir

Affamé de pouvoir

L'actualité va toujours trop vite et Nicolas Sarkozy en joue facilement, convaincu que ses fautes d'aujourd'hui seront oubliées demain...

Mais la machine se dérègle, petit regard sur cette actualité depuis la rentrée.

Brutalement le masque a lâché. Pendant deux ans, il avait fallu comprimer, contenir, entretenir une image. Et puis la digue a été emportée.

Il y a eu les « plaisanteries » douteuses de Brice Hortefeux sur le « profil type » de l’auvergnat. Certes, il n’y avait pas eu « mort d’homme », mais ce fût la révélation d’un racisme ordinaire et franchouillard, celui qui nourrit les discriminations et les brimades quotidiennes de tant de nos concitoyens issus de l’immigration…

Il y a eu ce procès Clearstream, concours de manipulations et de coups tordus entre deux fauves qui n’ont d’autre rêve que de se battre au dernier sang. Ce fût la révélation d’un président, garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, trop obnubilé par sa haine pour s’imposer une distinction entre prévenus et coupables.

Il y a eu ces hallucinantes déclarations de Frédéric Mitterrand sur « l’Amérique qu’on aime » et celle « qu’on n’aime pas », c’est-à-dire celle qui ose poursuivre Roman Polanski pour viol sur mineure de 13 ans. Ce fût la révélation d’un état d’esprit, celui de « demi-dieux » qui croient pouvoir épargner à leurs amis la justice des hommes.

Il y a eu ces Unes de la presse répétées sur Eric Besson qui a fait de la transgression et de la trahison sa marque personnelle. Ce fût grâce à son ex femme la révélation de la psychologie fragile et torturée d’un ministre d’ouverture.

Il y a eu cette “jungle” que l’on vide à Calais et ces avions qu’on remplit pour l’Afghanistan, renvoyant vers la guerre, le fanatisme, la violence et peut-être la mort des familles qui avaient fui leur pays. Ce fût la révélation de la force brutale d’un gouvernement qui tourne le dos à la vocation de la France, terre d’asile et protectrice des droits de l’Homme.

Il y a eu ce discret cadeau de la libéralisation des jeux en lignes au mépris des risques d’addiction, de corruption et de blanchiment de l’argent sale. Ce fût la révélation de l’actualité d’un pacte non écrit mais jamais dénoncé, qui lie celles et ceux qui la nuit de la victoire du 6 mai 2007, furent les invités du nouveau président au Fouquet’s.

Il y a eu cette commission des Finances au cours de laquelle le directeur de cabinet du président avoua que l’Elysée verse 43 500 euros mensuels à Pierre Giacometti pour des conseils sur l’opinion. Ce fût la révélation du prix qu’accorde le président non aux Français, mais à ceux qui font profession de les endormir.

Il y a eu ce scandaleux jeu de chaises musicales pour tenter de permettre au fils du président de devenir, à 23 ans, du haut de sa seconde année de droit, président du modeste établissement public qui a la gestion du plus grand quartier d’affaires d’Europe. Ce fût la révélation d’une présidence qui se rêve en monarchie héréditaire.

Il y a eu cette casse organisée de nos collectivités locales pour mettre un terme à cette décentralisation, voulue par les socialistes, mais qui prive le monarque de quelques pouvoirs gérés au plus prés des réalités.

Il y a eu cette promesse d’un mode de scrutin des élus locaux, si éloigné de nos traditions démocratiques, qu’il ne vise qu’à offrir un bouclier électoral à ses amis de l’UMP.

Il y a eu ce redécoupage des circonscriptions législatives pour compliquer l’alternance puisqu’il faudra désormais que la gauche fasse 51,4% pour être majoritaire en sièges à l’assemblée quand il n’en faudra que 48,6 à la droite pour diriger le pays.
Ce fût la révélation d’un pouvoir qui ose tout, jusqu’à fausser les règles de la démocratie.

Il y a surtout eu cette averse de taxes sur les ménages, les malades et les accidentés du travail tandis que le parapluie fiscal continuait de protéger ceux qui vivent déjà à l’abri de leur fortune. Cette fois ce ne fût pas une révélation, mais la confirmation d’une politique.

Cela s’est passé entre le 15 septembre et le 30 octobre. Cela s’est passé en France. Il flottait comme un parfum d’indécence.

Christophe Castaner

05/11/2009 22:41

Daniel Tapin
Bravo Christophe, ces photos de Sarcophage illustrant ton rapport m'ont mis une fois de plus la nausée en me confortant dans ma conviction que nous plongeons depuis 3 ans dans la fosse à M... purin (je ne me souviens plus bien de l'orthographe). Sans prendre en considèration la mise en cause de "Crane de Piaf" (Chirac était ainsi baptisé par ses congénères du M.P.R.) à propos des magouilles parisiennes qui enfin éclate au grand jour... ce qui va distraire un peu cet hiver. Au lieu de se demander si on a bien mis mis les pieds sur les patins pour marcher sur le parquet, et de se complaire dans des 'auto-critiques' (comme je peux en lire) je propose plutôt de changer de revêtement de sol !
Qu'est-ce que l'avenir quand le présent ne vous envahit que du passé pour mieux vous écraser?
Restons dans nos projets, l'Histoire si elle est un éternel recommencement (comme le faisait remarquer le Général), ce n'est que celà mais ne nous en contentons pas; ne vivons pas pour la postérité mais pour exister.
Amitiés à tous.
Dan

05/11/2009 12:01

ansaldi
il est bien évident que le faut président est un cas particulier qui se prend pour le roi est qui veux
n'en faire cas sa téte ne prennand en compte que ses préocupations personnelle en faisant des cadeaux fiscaux au riche qui l'ont mis au pouvoir mais comment faire pour lui faire comprendre
que les gens qui ouvre petit a petit ouvre les yeux le jeter du pouvoir je l'espére de toutes mes forces

05/11/2009 05:40

Alain Donnadieu

Et si nous commencions la réforme par le début, c'est à dire par la tête ? Je confesse le caractère sibyllin de la question. Pourtant, lorsque j'observe les réformes des institutions initiées par la droite UMP, je constate qu'elles convergent toutes, en pratique, bien que l'UMP s'en défende, vers un seul but, la concentration des pouvoirs entre les mains d'un seul. Christophe Castaner a eu raison, dans son article « affamé de pouvoir » de faire le diagnostic de ce que tous les citoyens de notre pays constatent, jour après jour, comme dérive personnelle, « égocratique » du pouvoir. Mais, et qu'il m'en excuse, il a eu tord de ne pas en tirer les conséquences politiques. Car, si je partage, au combien, sa vision des choses, je n'ai pu m'empêcher à la fin de la lecture de son texte de conclure par un « et après ? ». Que je sois resté sur ma faim, n'a, en soi, aucune importance. Mais en tant que militant de gauche, j'aspire à ce que nous soyons capables de dépasser la simple autopsie de la politique de la droite pour affirmer, en toutes circonstances, les bases d'une alternative politique. Et ceci, afin de tordre, une bonne fois pour toutes, le cou à cette rhétorique que nous sert, à intervalles réguliers, la droite UMP, rhétorique selon laquelle la gauche n'aurait pas d'idées, que la seule politique possible serait celle conduite par Sarkozy, présenté comme le grand réformateur et qui renvoie, par une étrange inversion des valeurs, la gauche du camp du progrès vers celui du conservatisme voire de l'archaïsme. Ne nous y trompons pas, cher Christophe, cette idée a prospéré dans le pays. Cette propagande a atteint une partie de son but en habituant le citoyen à l'idée que la gauche serait subitement frappée d'encéphalogramme plat. C'est pourquoi, nous devrions nous appliquer à dire les choses avec plus de netteté. Et sur la question de la dérive personnelle du pouvoir, dire qu'elle est co-substantielle aux institutions de la Cinquième République comme l'avait d'ailleurs écrit, de façon prophétique, François Mitterrand dans « le coup d'état permanent »; et surtout dire, qu'une fois la gauche revenue au pouvoir, elle devra trancher le débat de manière radicale en proposant une réforme des institutions qui redonnera une respiration démocratique à notre pays. Et cela passe à mes yeux par une seule réforme dont toutes les autres procèdent: l'abrogation de l'élection du Président de la République au suffrage universel.

03/11/2009 10:21

Guy
J'aime beaucoup ce conte d'automne , qui mérite d'être prolongé de quelques jours , puis très largement diffusé .

03/11/2009 00:25

klemensiewicz patricia
Ah! merci de votre message qui vous engage du côté des lucides (vous l'êtes tant). Et si on rédigeait une "encyclopédie sur la présidence du Grand Petit Père du Peuple"? GPPP pour remplacer l' UMP, (PMU)! Trève d'humour, ça me permet d'évacuer ce climat de terreur voulue pour se targuer d'être le sauveur du pays. Il devient indispensable d'agir pour qu'une prise de conscience se fasse en dehors des propagandistes pubs gouvernementales. De la grippe au cancer, du chômeur feignant à l' employé d'état tire au flanc. C'est comme si avant , le pays dérivait en eaux troubles , naufrage annoncé. Même les fidèles se barrent et dénoncent les co-errances de ce gouvernement. Je termine en citant un proverbe local:
DIEU PAYE TARD, MAIS DIEU PAYE LARD!. La sagesse et la philosophie du terroir.
Vous savez compter sur mon engagement.
Respectueusement.
Pat.K

02/11/2009 19:36

LAUZON Bernard
Christophe,
Merci pour ce texte, tout cela est tellement vrai. Une satisfaction cependant, celle de voir la majorité UMP se fissurer de façon évidente. Nicolas va trop loin, même pour ses propres troupes. J'entends son fils lui dire: "Père, gardez vous à gauche, père gardez vous à droite".

02/11/2009 19:28

Noëlle Naud-Legriffon
Oui, tout ceci est vrai !!!! Et je me pose tout de même une question, avons-nous fait preuve de plus de vertu quand nous ( les socialistes ) étions aux commandes ????
Le pouvoir quel qu'il soit est source de pervertion !!!
Serons-nous être plus vertueux ????
Souvent la forme varie, mais pas le fond !!!
Le mandat unique permet une moins grande concentration de pouvoir dans quelques mains !!!!!
Osons le faire réellement .
Amitiés.

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