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Agriculture intensive, le retour

Agriculture intensive, le retour

Prétendre que les cours des matières premières agricoles dépendraient du seul niveau de l'offre est, au mieux, simpliste.

Alors que le président de la République se veut apaisant et qu'il modère ses déclarations de l'année dernière selon lesquelles, en matière d'agriculture, les questions d'environnement, commençaient "à bien faire", son ministre de l'Agriculture appelle de son côté les producteurs de grandes cultures (blé, maïs et oléo-protéagineux) à produire certes mieux, mais aussi plus. "Ne nous engageons pas dans la voie de la décroissance, ce serait une erreur stratégique pour nous et une erreur pour la planète", plaide Bruno Le Maire.

À quelques semaines du Salon de l’agriculture, on continuera bien entendu, selon les propres termes du Président, à souhaiter une “agriculture durable, respectueuse de son environnement”, mais le modèle exportateur de culture intensive au Nord pour nourrir le Sud ne semble visiblement pas remis en cause. Alors qu’il a largement démontré qu’il ne répondait pas aux besoins alimentaires mondiaux et certainement pas à nos ambitions environnementales. De plus, non content de n’avoir pas éradiqué la faim dans le monde, le modèle actuel se prête à des phénomènes de spéculation qui aggravent ses propres carences.

Alors qu’il est confirmé, régulièrement,  par les pays producteurs de pétrole que l’augmentation de la production à laquelle on les avait plusieurs fois contraints n’avait pas d’incidence sur les niveaux des cours, on tente ainsi de faire croire que les cours des matières premières dépendraient du seul niveau de l’offre. Il y a longtemps que, pour les matières premières, les marchés ont échappé à cette logique simpliste. À l’aube de la présidence française du G20, promouvoir l’idée que la croissance de la production serait un moyen de lutte contre la spéculation sur les cours des matières premières n’augure donc rien de bon.

Si nous ne faisons rien, nous risquons des émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres”, vient d’affirmer le chef de l’État à l’occasion de la première conférence de presse de sa présidence du G20. Le constat est pertinent, mais l’Histoire démontre qu’à aucun moment, la croissance de la production européenne n’a permis de répondre à ce besoin. Il serait donc temps de changer de voie.


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13/02/2012 20:03

Pierre Arnould
Le bon sens paysan,
Celui qui savait que de sa terre et son bétail dépendait sa survie.
Respect de l'environnement, des saisons, des cycles, respect des animaux, de sa santé et de celle d'autrui. Trier son grain pour re-semer le printemps suivant, récolter à maturité. Il faut savoir être patient et attendre, observer.
De nos jours, il faut toujours plus et plus vite, au risque de répandre une chimie polluante, pour que l'agriculture devienne un placement financier. Comme l'énergie, le blé devient un enjeu pour la bourse, au dépens des famines et des pays du tiers monde, voir de certain de nos agriculteurs.
Il est préferable de vendre notre sur-production au Sud, en étouffant les petits paysans, plutôt que de défendre une agriculture vivrière.
L'exemple des OGM est parlant, quand la fondation Bill Gates développe des millions de dollars en afrique pour implanter des modes de culture qui ne vont enrichier que les grandes firmes productrices de pesticides et de semences.
Evitons de regarder les problèmes en face et arrosons le syndicat majoritaire, grand pourvoyeur de ministre de l'agriculture.
Heureusement, nous sommes de plus en plus a être convaincu qu'un développement de l'agriculture paysanne et biologique est un atout majeur et indispensable pour l'avenir.
Et puis, dans le mot agriculture il y a CULTURE, et je ne suis pas sûr que le patron de la FNSEA sache reconnaître un Hêtre d'un Charme.

13/02/2012 08:05

Fileog
Votre commentaire Patricia est aussi simpliste que tous ces raisonnements... Que dire de l'agriculture sinon qu'elle disparaît de nos campagnes... Les céréaliers, les seuls rentables sur notre territoire... avec la qualité donc les AOC et autres spécialités labellisées. Comme l'industrie, il faut tirer l'agriculture vers le haut pour créer de la valeur ajoutée et "sauver" nos agriculteurs car ils doivent être aidés.
Et que penser de cette agriculture mondialement aidée, des poires de l'autre bout du monde plus compétitive que celle de nos campagnes de proximité, de ce coton intensif plus compétitif que le coton produit par le Mali avec des salaires mensuels de quelques euros !
Les Etats sont le véritable danger de l'agriculture, leur interventionnisme fausse la donne, apprauvrit les plus pauvres pour enrichir les plus riches. Inutile de rappeler que sur le podium des plus aidés par la PAC en France nous retrouvons le Prince de Monaco, la Reine d'Angleterre... bien connus pour leur "précarité financière".

13/02/2012 07:36

G Jégo
Seul le limitation de la démographie limitera la faim dans le monde et cela passera par l'éducation des femmes et les moyens de réguler leur coprs. Avons nous besoin de produire plus je n'en suis pas certain, produire mieux et longemts mieux oui c'est sur.

13/02/2012 00:08

patricia Klemensiewicz
Quand sonne l'heure de conserver ses avantages et privilèges, tout est bon pour tenter de stigmatiser l'opinion publique.
La violence de cette campagne électorale ne va épargner aucun sujet. L'agriculture est un des sujets, instrument de menace.
Ce n'est que le début de ce qui va nous être donné à entendre, manger par la force du pouvoir en place.
Pourvu que la lucidité et le bon sens arrivent à maintenir les électeurs conscients du fait que cette pensée politique n'est qu'une volonté guerrière déguisée en une pseudo volonté de bien être national.
Le carnaval?
Un peu en avance sur le calendrier traditionnel qui devrait correspondre à nos valeurs de civilisation.
La planète va donc mourir si l'ump ne passe pas????
Merci Monsento et consoeurs financiers.
Lucidement.
Pat.K

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