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Le triangle d'or de Jacques Delors

Le triangle d'or de Jacques Delors

"Ouvrons les yeux: l'euro et l'Europe sont au bord du gouffre" déclarait la semaine dernière Jacques Delors.

Au-delà des reproches de timidité adressés à Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la Commission européenne (1985-1994) appelle à revenir à ce qu'il considère comme les bases de la réussite européenne : la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit.

Pas si simple.

Face à une Europe en panne, Jacques Delors, présenté comme la voix de la sagesse, invite à passer à l'acte : "Pour ne pas tomber, le choix me paraît simple: soit les États-membres acceptent la coopération économique renforcée que j'ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l'Union". Cette feuille de route construite sur un  triangle magique, est belle, mais elle peut paraitre dépassée.

En effet belle sur la papier, sa formule l'est beaucoup moins dans la réalité. Très libérale depuis son départ, la Commission a érigé en dogme suprême la concurrence coûte que coûte, justifiant ainsi  le démembrement de la puissance publique et oubliant ses deux autres fondamentaux : la coopération et la solidarité. 

Mais au-delà se pose aussi la question du déficit démocratique des institutions européennes qui constitue la première barrière à plus d'intégration. Peut-on prôner comme Jacques Delors,  une coopération économique renforcée sans l'assentiment des peuples?

Or la régulation économique repose sur trois piliers : le rôle des Etats, Le rôle des marchés mais aussi, la réaction populaire. Mais  ces 3 outils qui assurent l’équilibre de manière plus ou moins satisfaisante à court terme mais assure dans la durée de le développement de toute l’humanité sont actuellement à la limite de la rupture généralisée.

L'ancien président de la Commission rappelle que l’euro est le fruit d’une aventure collective mais admet qu'elle a été mal gérée… par ses successeurs. Plutôt que de jeter le bébé avec l'eau du bain, il propose de corriger et de poursuivre le chemin.

Avant d'aller plus loin il conviendrait pourtant de faire le bilan de ce qui ne va pas, notamment, le Traite de Maastricht qu'il a lui même porté sur les fronts baptismaux. Un Traité aux allures de péché originel. Bancal dès l'origine, orphelin, sous la pression anglo-saxonne, de dimension sociale et fiscale.

On connaît la suite. Faute d'harmonisation les Etats se sont livrés dans un réflexe individualiste à un dumping social et fiscal surréaliste. L'Europe a ainsi fauté. Elle a perdu aux yeux des peuples son rôle de bouclier. En laissant la finance spéculative qui se nourrit de l’absence de régulation prendre le pas sur l'économie réelle mais aussi, et c'est le plus visible, en laissant les salariés se transformer en simple variable d’ajustement face à la mondialisation.
Pour éviter le gouffre le père de l'Europe moderne propose de regarder loin : "garder une vision géopolitique à l’horizon 2050, proposer un projet mobilisateur".

Errare humanum est, perseverare diabolicum.

Plus d'intégration économique sans y adjoindre plus d'intégration sociale constituerait une nouvelle erreur. Elle signerait la réduction définitive du rêve européen en une simple union de républiques marchandes.
La France à  un rôle fondamental à jouer et nous savons bien ne pas pouvoir compter sur notre actuel Président pour cela. Souhaitons que la campagne qui s’ouvre ne soit pas l’occasion de se laisser au poujadisme ambiant sur le sujet et que les socialistes, fidèles à leurs idéaux européens pourront porter cela.


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27/08/2011 18:49

coll jaime
cela est trot pour un homme de 80ans bien sur la guerre civile en éspagne l occupation allemande puis la liberté aprée21ans de pouvoir de la droite 1981 espoir puis chirac dur et maintenant le petit ROI et ça cour jamais on a subie pareil affront la france a mal il faut la sauver

25/08/2011 18:33

luc de Falco
Nous attendons de la gauche, non pas des leçons d’économie, mais des idéaux qui s’opposent à la marchandisation de la société et des individus. De nos jours, c’est le travail qu’il faut revaloriser et non pas son revenu qui n’est qu’accessoire : l’homme se fait en faisant quelque chose !

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