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Le succès populaire remporté par cette proposition de loi constitutionnelle nous permet d'espérer parvenir à terme à la signature de cette pétition par un dixième du corps électoral, soit 4,4 millions de signataires, pour obtenir du gouvernement l'organisation d'un référendum d'initiative populaire.
Il est vrai que ces derniers avaient pu croire les annonces gouvernementales relayées par Daniel Spagnou lors des dernières législatives qui, évoquant l'A51 et l'A 585, avait annoncé, modestement, « c'est fait » !
Je voudrais aussi me rappeler la rencontre avec le ministre des transports, D Bussereau, qui annonçait pour « fin janvier », une décision gouvernementale... Mais il s'agissait de janvier 2008 !
Pour l'occasion il nous avait indiqué qu'il viendrait très vite dans le département pour confirmer l'engagement de l'Etat en faveur de ces 2 projets d'autoroutes... nous l'attendons toujours.
Depuis aucune décision officielle n'a été prise, alors même que plusieurs projets autoroutiers ont été lancés en France par l'actuel gouvernement.
Il faudrait donc se fier à la rumeur qui laisserait entendre que ces projets sont abandonnés... alors même qu'un débat public, qui a couté plus d'un million d'euro a eu lieu ! Et sur la base de la rumeur il faudrait « un plan B ».
Là ou les choses se compliquent c'est que certains tentent de laisser croire que la réouverture de la ligne Digne/Saint Auban serait une solution alternative. Pour la Région, qui a souhaité ouvrir ce débat, initier les études et qui assurera l'exploitation de la ligne, la position est claire : il ne faut pas confondre les deux projets qui ne sont pas substituables mais qui doivent être complémentaires.
Chacun doit prendre ses responsabilités et dire la vérité, la Région l'a fait quand elle a accepté de participer au financement du projet autoroutier à la seule condition que l'argent public n'aille pas dans l'escarcelle d'une société privée (ESCOTA), pour que celle-ci encaisse des péages.
La Région l'a fait quand, il y a un mois, elle a accepté de financer le PDMI (Programme de modernisation des infrastructures routières) à hauteur de 100 Millions d'Euros –dont 22 pour notre seul département. Alors qu'il porte sur les routes nationales dont on pourrait penser que l'Etat, qui refuse de financer les routes départementales, pourrait en assumer seul le financement, lui qui ne met que 45% du coût sur la table organisant un véritable racket des départements et des Régions, en disant, si vous ne payez pas, nous ne ferons pas...
Que l'Etat assume ses décisions : les autoroutes A 51 et A 585 sont elles oui ou non abandonnées ? Si oui, pourquoi devons nous subir ce recul, quand on sait que d'autres projets voient le jour en France.
Si oui, pourquoi n'avoir rien inscrit dans le PDMI , qui nous engage jusqu'en 2013, pour la déserte de Digne. Pour avoir piloté les négociations au niveau régional, à aucun moment ce projet n'a été évoqué et de fait ce sont quatre années de plus qui sont perdues !
Tout le reste n'est que littérature et le silence total du Député UMP de notre département, tant sur la question autoroutière, que sur celle du ferroviaire, semble suffisamment révélatrice pour que l'on arrête de nous embrouiller avec un plan B ou sans plan B !
Christophe Castaner,
Maire de Forcalquier,
Président de la Communauté de communes,
Vice-président du Conseil Régional
02/01 21:13
Michel Vuillermoz
Pourquoi n'accusez vous pas simplement réception , voir même répondre aux questions qui vous sont adressées par écrit que ce soit à Forcalquier ou au Conseil Régional au sujet des transports dans le 04 ?
C'est très désagréable pour ceux et celles qui vous font passer des informations !
Cet article est hors sujet pour moi... si ce n'est pour amuser la galerie .
Je pense qu'il faut donner une image positive du rail dans le département (c'est loin d'être le cas et le Conseil Régional n'a pas été assez attentif à certaine "évolutions" négatives de l'offre), plutôt que d'attiser une polémique que très peu de bas alpin soutiennent.
L'autoroute pour Digne, plus personne y croit à part quelques agitateurs.
Mais pour croire au train, il va falloir (notamment) expliquer pourquoi l'estimation du coût de réouverture est passée de 15 millions de francs à à 75 millions d'€.
Et là, de la pédagogie il faut en avoir !
A la sortie, de la façon dont on "médiatise " le sujet, il y a de forte chance que le projet passe de nouveau à la trappe au moment des arbitrages du prochain contrat Etat-Région.
Finalement les arbitrages de la Région sont en rapport avec l'interêt porté par nos élus et c'est vrai qu'il n'y a pas de groupe de pression sur ce sujet dans le 04.
Dommage que vous soyez resté si longtemps si loin du sujet !
4/01 10:00
Christophe Castaner
Bonjour, je regrette si vous m'avez saisi, de ne pas vous avoir répondu. Avec les collaborateurs qui m'aident dans cette tache je traite plusieurs milliers de lettres par an et je tente d'apporter une réponse à toute question. Même quand le ton de l'échange est donné par ces deux contributions sur une base à la fois pleine de certitude pour compenser, j'imagine, une impolitesse évidente. Il n'est jamais inutile de commencer par un mot du genre "bonjour" pour poursuivre ensuite par quelques formules dont chacun connaît l'usage.
Sur le fond je ne partage ni votre analyse, ni vos informations.
Il passe sur la route 19 000 véhicules par jours sur la route de Digne. Considérer qu'il faut, au motif que nous travaillons à la redynamisation de la ligne ferroviaire, oublier le désenclavement de type autoroutier me semble condamner à terme cette ville, mais aussi l'est du Département. En effet, les études de potentiel, montrent qu'environ 900 personnes seraient susceptibles d'utiliser le train plutôt que la voiture, ce chiffre est plutôt bon pour justifier ce projet, mais il ne règle en rien la situation.
Vous nous indiquez que "très peu de bas alpins" soutiennent cela. A l'aune des quatre réunions publiques que nous venons d'avoir sur le sujet de la redynamisation, ce n'est pas l'impression que j'en ai. J'ai même pu constater qu'à chaque réunion nous avons du nous justifier de ne pas sacrifier l'une (la route) en parlant de l'autre (le train).
Vous avez pu noter que ma prise de position est plus globale et porte sur les engagements de l'Etat en matière de grandes infrastructures routières : A 51 et A 585.
Je sais ce que la voiture à comme conséquences environnementales, mais je n'appartiens pas à cette catégorie qui considère que l'on peut s'en passer.
Dans notre territoire rural, imaginer une solution collective serait ni réaliste, ni finançable. De plus je crois que la voiture connaitra, dans les années qui viennent, une évolution technologique qui devrait nous amener à reconsidérer notre rapport avec l'automobile.
Vous évoquez les dysfonctionnements qui peuvent exister sur les lignes, je ne peux les nier, avec les exploitants (SNCF pour les TER, sociétés privés pour les LER), la Région tente de rechercher des solutions adaptées.
Vous me faites l'amitié de me considérer comme "si loin du sujet". Je voudrais, sans toutefois penser pouvoir casser vos certitudes, vous indiquer qu'en 2006, quand nous étions en phase de préparation du Contrat de Projet, Michel Vauzelle m'avait confié l'élaboration du Projet Stratégique Régional, qui fut en quelque sorte le mandat de négociation avec l'Etat. Dans ce cadre j'ai veillé à faire inscrire (p 10 du document adopté le 30 juin 2006), dans la partie "réouverture de dessertes locales" une référence expresse aux "espaces enclavés et largement touchés par les restructurations industrielles tel Digne / Saint Auban". Ensuite dans le cadre de la négociation avec l'Etat, (dont j'assumais aussi le pilotage pour le compte de Michel Vauzelle) je n'ai pas le souvenir d'avoir vu qui que ce soit, dans ce département, se prononcer pour défendre ce projet.
J'ai même le sentiment d'avoir joué un rôle "important" dans la discussion entre Jean Louis Bianco et Michel Vauzelle, pour que ce dernier me donne le mandat de soutenir ce projet.
Quand à son coût, je n'ai pour ma part jamais entendu parler de 15 millions et les chiffres présentés au public (avec le surcout lié aux passages à niveau-15 millions pour ce seul poste- et la traversée du site Arkema-20 à 25 millions-) ne m'ont pas surpris.
Enfin pour ce qui est de la "médiatisation", j'ai le sentiment qu'elle était plutôt mal partie, avec une double page dans la Provence mettant en avant des riverains, légitimement inquiet, puis au fil des réunions publiques une acceptation globale du projet.
Pour conclure, une confidence, ce projet sera inscrit dans le contrat que Michel Vauzelle proposera aux habitants de notre Région dans quelques semaines, je compte sur vous pour être très vigilant !
Bien à vous.
29/12/2009 12:19
coll jaime
29/12/2009 09:23
Alain DONNADIEU
Un député est comptable dans sa circonscription de la politique menée par le gouvernement qu'il soutient. Daniel Spagnou ne déroge pas à cette règle. Et puisqu'il se targue d'être un élu soucieux du bien-être de ses concitoyens, alors prenons-le aux mots en se souvenant qu'il a été lui-même élu sur la fameuse « escroquerie » de Sarkozy du « travailler plus pour gagner plus ».
Et bien, monsieur le député Spagnou voici une petite partie de votre bilan de mi-mandat:
En 2008, selon l'INSEE, le pouvoir d'achat des français a baissé de 1,3 %. Selon le même institut, la baisse a été de 1,9 % en 2009. Et ces baisses ont été encore plus fortes pour les classes moyennes et populaires.
Depuis, son élection, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont créé 1 TAXE PAR MOIS. Il fallait bien compenser les cadeaux fiscaux faits aux classes les plus aisées de la population. Cadeaux fiscaux que Daniel Spagnou a votés.
D'ailleurs, le début de l'année 2010 s'annonce douloureux pour tous ceux qui travaillent :
Les mutuelles de santé ont d'ores et déjà annoncé une augmentation de leurs primes de 3 à 7 %, conséquence directe de la loi Bachelot que le député Spagnou a votée.
L'union des industries pétrolières a annoncé une augmentation de 7,2 % du prix du carburant début 2010 soit 8,8 centimes pour le litre de super 95 à cause de la taxe carbone que le député Spagnou a votée.
Les compagnies d'assurance ont annoncé, elles aussi, que leurs primes devraient augmenter de 3 à 6 % pour 2010.
Par ailleurs, l'augmentation du pétrole aura mécaniquement pour effet l'augmentation du gaz et du fuel domestique, lui aussi impacté par la taxe carbone.
Et, la liste risque fort de s'allonger avec, notamment, la suppression de la taxe professionnelle que les ménages français seront amenés, quoi qu'en disent les élus UMP, à compenser d'une manière ou d'une autre et tout cela sur fond d'austérité salariale.
Dès lors, l'année 2010 risque bien de ressembler à l'année 2008 et 2009. Notre pouvoir d'achat baissera une nouvelle fois. Il faudra bien que, tôt ou tard, le député Spagnou s'explique sur le bilan calamiteux de la politique gouvernementale qu'il soutient sans faillir et pourquoi son mandat s'achèvera pour les électeurs de la deuxième circonscription des Alpes de Haute Provence sur une réalité, bien vivante celle-là, « Payer plus pour gagner moins ».
28/12/2009 19:08
G LEONARD
28/12/2009 18:24
raynal
Nous avons été informés mardi 7 décembre que Christian Estrosi, Ministre de l'Industrie et 1er conseiller politique de l'UMP viendrait, ce jeudi 10 décembre, pour la pose de la première pierre de l'hôtel d'entreprises HEERSIS.
Le Conseil Général et le Conseil Régional ont accordé à cette opération des subventions d'un montant supérieur (339 386 €) aux fonds apportés par l'Etat (250 000 €), complétés par des fonds européens FEDER, cogérés par le Conseil Régional (Christophe Castaner est co-président de la commission régionale de programmation). Pourtant à aucun moment les collectivités n'ont été informées ou associées alors que cet hôtel d'entreprises est mis à toutes les sauces.
Visite du Préfet dans le cadre du plan de relance... avec les seuls élus UMP, puis la visite du Préfet de Région (là aussi sans y associer les élus non UMP) et à nouveau maintenant... Une nouvelle fois, nous sommes frappés par le mépris dans lequel l'Etat et les élus UMP tiennent les élus de l'opposition républicaine.
Mais M. Estrosi vient aussi pour tenir une réunion politique pour les élections régionales. Entre les deux, il trouve un petit moment à consacrer aux salariés de Arkema alors que depuis le 20 octobre cette visite était promise.
Nous attendons que des mesures concrètes soient prises vite pour redonner de l'espoir aux populations et offrir des perspectives de réindustrialisation dans un bassin d'emploi sinistré.
Nous attendons des propositions et des engagements de l'Etat à la hauteur de l'enjeu pour ce territoire, au-delà des annonces opportunément faites la veille de cette visite médiatico politique.