Le succès populaire remporté par cette proposition de loi constitutionnelle nous permet d'espérer parvenir à terme à la signature de cette pétition par un dixième du corps électoral, soit 4,4 millions de signataires, pour obtenir du gouvernement l'organisation d'un référendum d'initiative populaire.
Thierry Mariani : L'homme qui valait 2 000 euros ... de l'heure !
Derrière ce sigle barbare de la RGPP (révision générale des politiques publiques) se cache de nombreuses attaques contre notre quotidien. Nous pensons bien sur à l'abandon progressif de notre territoire par les services publics, mais le plus souvent la RGPP frappe de façon sournoise.
Dernier exemple en date : celui de l'attribution des baux de chasse par l'ONF.
L'ONF, depuis des décennies, passe des conventions avec des sociétés de chasse. La valeur du bien prend en compte la superficie ou la valeur cynégétique du bien... Mais depuis peu l'ONF a une obligation : faire de l'argent !
Du coup, pour les renouvellements, certains adjudicataires ont vu les prix augmenter de plus de 100% (103 pour être exact). En moyenne c'est une augmentation de 50% qu'ont subit les 35 premiers lots attribués !
Certains pourraient se dire qu'au fond tout cela n'est pas grave et que s'il y a moins de chasse et de chasseurs les promenades ne seront que plus bucoliques...
Sauf qu'il n'en est rien, la réalité est tout autre : ce seront des chasseurs plus riches, le plus souvent venant de plus loin, qui signeront les baux et qui de fait privatiseront une partie de notre espace commun.
Que l'on soit pour ou contre la chasse, par cette hausse vertigineuse des prix, l'ONF favorise quelques privilégiés et abandonne sa mission de service public. C'est une privatisation de notre territoire très révélatrice du grand écart que nous impose chaque jour ce gouvernement, le retour de valeurs régulatrices dans les discours nationaux et la loi de l'argent au quotidien.