• L'explosion des heures supplémentaires, un grand risque pour notre économie...
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L'explosion des heures supplémentaires, un grand risque pour notre économie...

L'explosion des heures supplémentaires, un grand risque pour notre économie...

Lu dans Alternatives économiques de mai 2010, cet entrefilet sur les heures supplémentaires qui devrait inciter chacun d'entre nous à se mobiliser pour faire cesser cette aberration et défendre l'emploi :

" Malgré la crise, on a battu le record du nombre d'heures supplémentaires au 4ème trimestre 2009, selon le ministère du travail.

Avec 10,5 heures en moyenne par personne dans les entreprises de plus de 10 salariés, on en a effectué deux fois plus qu'en 2003. Alors que dans le même temps, le chômage touche à nouveau 10% de la population active et que l'INSEE prévoit encore 56000 chercheurs supplémentaires au premier semestre 2010...

Cette explosion des heures supplémentaires est liée aux subventions massives qui leur sont accordées depuis 2007. L’Etat consacre en effet chaque année environ 4 milliards d’Euros (0,2% du PIB) pour inciter les salariés et les entreprises à faire des heures supplémentaires plutôt que d’embaucher des jeunes et des chômeurs. Or, un emploi coûte en moyenne 40000€ par an. Avec ces 4 milliards d’Euros, l’Etat pourrait donc financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires … »

Politique industrielle : repenser la répartition des rôles entre État et régions ,réinventer l’innovation au sein de nos entreprises

Alors que l’Etat n’a de cesse que de critiquer les collectivités locales il favorise un élitisme économique contestable. Il revendique de la clarté dans les compétences mais brouille lui mêmes les pistes.

A travers les pôles de compétitivité lla politique de l’Etat devrait se concentrer sur quelques filières et quelques grands enjeux technologiques méritant un pilotage national, et laisser les régions animer avec les acteurs locaux les réseaux d’entreprises dans les territoires.

Il n’en est rien. Non seulement la politique des pôles de compétitivité devient erratique, mais l’État multiplie les appels à projet et les labels sans réel contenu, et se mêle de tout, régentant le développement économique local, expliquant aux entreprises de qui est bien pour elles sans les écouter.

Cette politique nationale souffre de plusieurs maux qui font courir un risque à notre économie.

Une vision uniforme de l’innovation centrée sur la seule recherche et développement technologique. La technologie n’est pas tout, la performance d’une entreprise tient aussi à son organisation, à son projet, à la valorisation de toutes ses ressources, notamment humaines. L’innovation est aussi dans les usages, la qualité des services, le modèle commercial,… Faire rentrer toutes les entreprises dans le même moule est un non sens dramatique.

Le culte du gigantisme. « Big is beautiful », tel semble être le mot d’ordre gouvernemental. On ne parle plus que de rapprochement, rationalisation, fusion, entre pôles de compétitivité et clusters d’entreprises. Quel sens a ce jeu de domino ? Les entreprises travaillent utilement ensemble parce qu’elles l’ont choisi et qu’elles s’inscrivent dans une dynamique territoriale. La nécessaire coopération entre régions, pôles et clusters, passe par la valorisation des dynamiques de terrain et non par des constructions artificielles.

Le règne d’une évaluation opaque et du jeu débridé des influences. Réalisée par de grands cabinets privés l’évaluation des pôles de compétitivité n’est ni transparente ni contradictoire. Elle ne tient compte ni des dynamiques en cours ni du chemin parcouru. Ces évaluations donnent souvent le sentiment qu’elles sont guidées par une vision préconçue. Les décisions paraissent arbitraires et ne sont jamais justifiées. Les premiers concernés ne reçoivent même pas une lettre pour leur expliquer pourquoi ils ont été délabellisés.

Une vision colbertiste dépassée qui signe le retour de l’économie administrée. Le plus long passage de la droite au pouvoir depuis 1981 se traduit paradoxalement par une disparition de la culture de l’entreprise et du développement industriel. Les inspecteurs des finances règnent en maîtres partout, et conçoivent dans le secret des bureaux parisiens des stratégies et des dispositifs déconnectés du terrain. L’argent public est dépensé sans compter au bénéfice d’abord des plus grands groupes alors que l’urgence est en France au développement des PME. L’économie administrée s’impose là où la confiance dans les acteurs, la souplesse et la réactivité devraient être la règle.

A cette approche du développement économique nous opposons un modèle alternatif :

  •  l’accompagnement par les collectivités locales des stratégies et actions collectives construites et pilotées par les chefs d’entreprises eux-mêmes, notamment dans le cadre de nos 29 Pôle Régionaux d’Innovation et de Développement Economique Solidaire (PRIDES),
  •  la reconnaissance de la diversité des logiques d’innovation : technologique, sociale, commerciale, marketing,… et de la diversité des entreprises et des modèles économiques,
  •  une prime aux résultats et aux dynamiques enclenchées quelles que soient la taille et la nature des actions collectives menées,
  •  une priorité à l’emploi et au développement durable inscrite dans un véritable contrat entre les collectivités locales et les entreprises aidées,
  •  un dialogue permanent avec tous les acteurs du développement territorial : chefs d’entreprises mais aussi représentants des salariés et élus locaux.

C’est cette approche que nous mettons en œuvre chaque jour et qui a été plébiscitée lors des élections régionales, y compris par les chefs d’entreprises. La différence radicale par rapport à celle de l'État justifie une défense opiniâtre de l’autonomie d’intervention de la Région même si nous recherchons la convergence avec l’Etat quand c’est utile à notre territoire. C’est ainsi que nous servons le mieux l’emploi et la préparation de l’avenir.


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