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Génocide arménien, fallait-il une loi ?

Génocide arménien, fallait-il une loi ?

Bien sur le vote à l'Assemblée Nationale d'une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915, est une opération électorale de Nicolas Sarkozy.

Il vient de se rappeler qu'il avait fait une promesse, mais il ne l'honorera pas, car nous sommes en fin de législature. Ce qui est regrettable, fâcheux, comme méthode, c'est de saisir une occasion pour faire une nouvelle discussion d'une proposition de loi, dont le gouvernement a déjà dit qu'il ne la transmettrait pas au Sénat.

C'est donc un simple effet d'affichage.

Mais au-delà de cette petite opération politique se pose la question de notre rapport à l’histoire, ce que le Premier ministre Turc n’a pas manqué de nous rappeler en évoquant le « génocide du peuple algérien » sous la domination française.

Personne ne peut douter de la souffrance des Arméniens face au déni des autorités Turques, refusant ce devoir de mémoire pour mieux poursuivre l’assimilation, que dis-je, l’asservissement, des kurdes aujourd’hui.

Mais fallait-il une loi pour leur redonner dignité ?

Pire, Robert Badinter a démontré le risque d’anti constitutionalité du texte qui dès la première Question Prioritaire de Constitutionalité ne manquera pas de donner aux autorités turques un blanc seing intellectuel.

Je reste toujours inquiet de voire le législateur tenter d’écrire l’histoire.

Ce n'est pas, à mon sens, aux parlementaires de dire l'histoire. Moins encore aux parlementaires français quand il s'agit de faits qui ont été commis en Asie mineure, il y a un siècle, où il n'y a eu ni victime ni complicité française.

Je n’aime pas cette idée de voter des lois qui pénalisent la pensée, même si cette pensée me révolte.

Les lois mémorielles, qu'elles soient de repentance ou d'ingérence, ne portent elles, en elles-mêmes, atteinte à la liberté d'expression ? Quel parlementaire peut se substituer au travail des historiens pour ne pas faire courir le risque de légaliser une histoire officielle ?

Cette histoire réécrite permet ainsi de considérer légitime de déposer les cendres du général Bigeard aux Invalides, notre Cathédrale républicaine, mêlant peoplelisation et engagement militant pour aboutir à cette altération de l’histoire.

On nous présente cet officier comme un héros des temps modernes, un modèle d'abnégation et de courage. Or, il a été « acteur de premier plan des guerres coloniales, un "baroudeur" sans principes, n'hésitant pas à user d'ignobles méthodes », s’interrogent certains parmi lesquels l'ancien résistant Raymond Aubrac. « Aujourd'hui encore, dans bien des familles vietnamiennes et algériennes, qui pleurent toujours leurs morts, ou dont les membres portent dans leur chair les plaies du passé, le nom de Bigeard évoque les pratiques les plus détestables de l'armée française »…

Faudra-t-il une loi pour leur interdire de pleurer ?


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27/12/2011 10:28

coll jaime
un genocide rien ne peu l'effacer l'histoire des peuples en est pleine la loi ne changeras rien ump cherche des voix et le ps a peur dans perdre c'est tout

25/12/2011 10:16

JAUBERT Jean-Pierre
Le vote sur le génocide arménien est une nouvelle stratégie "diabolique" et un nouvel "enfumage" de Nicolas SARKOZY.
Le génocide arménien a été reconnu par la France, il me semble en 1999, par le gouvernement de Lionel JOSPIN, sous la présidence de Jacques CHIRAC, par un vote positif de la Chambre des députés. Transmis au Sénat, de majorité de droite, ce texte a été refusé.
Dans une grande sagesse, Lionel JOSPIN a considéré que l'approbation du génocide par les députés était suffisante. Il fallait en rester là. Quant à vouloir pénaliser ceux qui tenteraient par idéologie de le nier, c'est avoir la prétention de décider unilatéralement, à la face des pays concernés, de l'Histoire de cette période douloureuse pour l'Arménie.
A quatre mois de la première échéance électorale, Nicolas SARKOZY "pêchant dans toutes les eaux troubles" à la recherche de la moindre voix électorale, fait resurgir ce débat pour complaire aux électeurs d'extrème droite et pour créer, selon sa mauvaise habitude, un écran de fumée tentant de faire oublier la politique désastreuse de son quinquennat.
Cette tentative de déstabilisation ne trompe personne, même pas certains arméniens interviewaient par les médias.
Quant à déposer les cendres du Général BIGEARD à l'Hôtel des Invalides,eu égard au soldat qui a servi la France, je me souviens du désastre de Diên Biên Phu, sinistre cuvette dans laquelle le général BIGEARD et les autorités militaires ont amassé les troupes françaises, qui se sont trouvées inévitablement encerclées, faisant ainsi prisonniers, quand ils n'étaient pas tués, des bataillons de soldats français.
L'Armée française s'honorerait de fermer cette parenthèse, en laissant reposer en paix le général BIGEARD dans sa sépulture actuelle.
Là encore une fois, la "patte" de Nicolas SARKOZY, dans cette autre manoeuvre pour complaire aux électeurs de droite et d'extrème droite, est visible comme le nez au milieu de sa figure.

25/12/2011 07:35

georges jego
Bien sur que non il ne fallait pas se mêler des histoires Turc.
Moi je regrette que M. Castaner va se noyer dans l'assemblée nationale alors qu'il y a tant à faire dans le 04, en paca; et il a déjà tant fait, il va se couper de sa base Forcalquier, je respecte ses ambitions personnelles de carrière, il faut avec des ambitions, des convictions et des motivations pour avancer, salutations.

25/12/2011 00:40

pat.K
Pour Noël, le petit père des peuples a trouvé une parade imparable.
Celle de faire légiférer sur les génocides.
Il aurait été charitable de sa part de mettre le génocide de tziganes originaires de ses racines paternelles en premier rang.
Mais cette communauté, il la combat depuis son célèbre et pitoyable discours de Grenoble.
J'en conclue qu'un génocide dépend de la fortune de la communauté concernée.
Pour faire croire qu'il se démarque du F.N. il en prend l'idéologie.
Ca fait longtemps qu'il aurait dû s'associer au F.N. et, ainsi nous montrer sa véritable identité.
En ce soir de fête de Noël, j'ai espoir que le peuple a compris le merchandising de
l 'individu.
Qui va-t-il trahir encore?
Pacifiquement vôtre.
Pat.K

24/12/2011 22:59

de Pourquery
100% d'accord Christophe, cette loi n'est pas nécéssaire

24/12/2011 20:35

pa
Outre le fait que la politique n'est pas la discipline la mieux placée pour écrire l'Histoire, cette affaire nous renvoie à nouveau à cette lamentable et perpétuelle distinction entre "racistes" et "antisémites" (comme si les seconds ne se suffisaient pas une fois pour toutes à être au nombre des premiers). Faudra-t-il ajouter à cette "liste" qui se devait de n'être que singulière, les anticlericaux, les génocidaires, les anti-palestiniens, et bientôt les anti-tout ? Sommes-nous donc si proches de la fin que nous ne voyons même plus le précipice vers lequel nous emportons nos sacs à convictions ? Excusez ce raccourci même s'il offense de prime abord : de grâce, un mot suffit. Un seul mot suffit pour devoir dire, qualifier, repousser, occire l'idée même de différence entre deux ego. Ou alors, toutes les langues sont à revoir, toutes les philosophies à repenser, toutes les croyances à fustiger. De grâce, n'acceptez qu'un seul mot pour dire non : Non. Et un seul autre pour dire oui au rassemblement des peuples et des diversités : Oui. Tout le reste relève à n'en pas douter, me semble-t-il, des seules disciplines capables de décrire la complexité naturelle des choses. Ne jetez pas ce credo. Ne renoncez pas pour autant à cette idée généreuse et réparatrice. Non : partagez-là simplement ; vous verrez qu'elle s'imposera de facto, car c'est ainsi que vont les générations qui composent notre substrat social. La leçon qu'il me semble pouvoir tirer de cette affaire, à ce stade de réflexion, est qu'à trop vouloir distinguer de choses identiques sous des revers différents, on les dilue à l'infini en nourrissant du même coup la part active de la mémoire de ce substrat.

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