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Mise en place du groupe natinonal loup

Mise en place du groupe national loup

Depuis trop longtemps un serpent de mer hante nos montagnes et nos pâturages. Chaque année depuis sa réapparition dans les Alpes, au milieu des années 90, le loup fait des centaines de victimes dans les troupeaux d'ovins. Notre département, comme les territoires limitrophes, souffrent face à l'insolvabilité de ce problème fatidique pour leurs activités vivrières d'élevage.

Face au prédateur, les autorités ne sont pas restées inactives avec notamment la mise en place et en œuvre du plan loup. Cependant, les procédures actuelles se révèlent toujours trop restrictives et contraignantes.

Hier matin, mardi 16 octobre 2012, avec Delphine Batho, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, nous avons installé le groupe national loup (GNL). Il sera en charge d'adopter un nouveau plan national de gestion du loup en France. Celui-ci devra, selon la ministre, « prendre en compte l'évolution de la présence du loup. Si la protection du loup n est pas négociable le maintien de l’élevage est un enjeu décisif ». Elle a indiqué que « le nouveau plan loup devra s'inscrire dans une phase de gestion et de régulation avec des objectifs d'élevage que nous voulons absolument préserver. »

Avant d'accepter la proposition de Delphine Batho  et Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, de les représenter au sein du GNL, j'ai eu de nombreux échanges qui me permettent de penser que le gouvernement veut rechercher aujourd'hui des solutions nouvelles pour trouver un point d’équilibre entre la nécessaire protection du loup et le maintien de l’élevage.

En ouverture des travaux j'ai tenu à rappeler que le loup était aujourd'hui une menace pour l'élevage et le pastoralisme. Il représente :
  1. Un problème économique : dans un contexte déjà difficile pour l'ensemble de la filière ovine avec des risques d'abandon d'activité ;
  2. Un problème social et humain : en raison du stress des bergers et des éleveurs face aux attaques, par la remise en question de leur travail et par ailleurs, il provoque un problème relationnel avec le public, usager des montagnes, il s'agit de la question des chiens patou ;
  3. Un problème écologique et de gestion de l'espace : le risque de fermeture du paysage et de perte de biodiversité suite à l'arrêt d'activité et à l'évolution de la conduite des troupeaux pouvant entraîner le surpaturâge de certaines zones au détriment d'autres.

Cette étape est pour moi la concrétisation de plusieurs semaines de rencontres et discussions, ici dans les Alpes de Haute-Provence, comme à Paris, auprès du gouvernement.

Fin juillet, le préfet, Michel Papaud, le président du conseil général, Jean-Louis Bianco, le député de la deuxième circonscription , Gilbert Sauvan, et moi-même nous étions réunis à ce sujet. En août, j'ai pu rencontré des éleveurs de Revest-du-Bion, victimes du prédateur et pourtant bien loin des pâturages de nos Alpes. Enfin entre septembre et octobre, les foires agricoles de Barcelonnette et Seyne-les-Alpes, ont été autant de moments d'échanges avec les principaux acteurs locaux.

Aujourd'hui, le groupe national loup a pour objectif de répondre à ces inquiétudes sans cesse grandissantes.


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09/03/2013 11:32:01

helenesparron
Réponse à JLV:
savez-vous comment comment ce passe la construction d'un dossier 323C à la DDT? On est tenu à un cahier des charge très stricte, on ne peut pas mettre n'importe quoi n'importe comment. Et même avec 2 chiens tout le monde s'y est mis pour nous les faire enlever, municipalité, onf, voisinage, pour rien. Le troisième gardant un autre lot sur l'exploitation. On a autre chose à faire que d'être convoqué tous les 15 jours à la gendarmerie parce que des promeneurs ont vu les chiens et qu'ils ont eu peur. Je passe sur ceux qui se pointe au milieu du troupeau avec leur chien-chien en laisse et se permettent de taper sur les chiens de protections , sur des propriétés privées en plus et d'aller porter plainte en suivant! Les chiens ont été testé par un véto agréé, ceux sont des pattes. Il s'agit de Bergers d'anatolie qui avaient 15 mois à l'époque.
Mais effectivement, je vous rejoints sur le problème d'effectif, on passe à 5 pour cette année... Avis aux amateurs!
Et pour info, on a monté 510 brebis en estives qui pâturent sur environ 450ha , dont une partie de communal et de domanial où vous aimez à vous balader, j'en suis sûre... Surfaces sur lesquelles nous payons un droit de patûrage et que nous entretenons pour le bien de la collectivité.
D'autre part, l'achat de chien n'est pas obligatoire pour bénéficier des 323C, il faut justifier de mettre en place 2 moyens de protection simultanés; pas forcement des chiens. Et on nous finance l'achat des chiens à hauteur de 300€ environ, c'est déjà pas mal me direz-vous. Oui, sauf qu'un chiot s'achète entre 800 et 1200€...
Quand au comportement du loup, je vous invite à venir passer des nuits avec moi autour du troupeau et à consulter les travaux de Valerius Geist au canada et dans le Yellowston, en particulier le phénomène d'habituation qui à conduit à des attaques sur l'homme, 2 morts aux US en 2003... C'est notre quotidien. Mais chut!! Le loup engraisse trop de monde, mais pas les éleveurs.
Bilan de cette année: 50 brebis disparues, 7 indemnisées et il manque 250 agneaux à l'agnelage. 50 000€ de perte sèche. Lorsque cela sortir de votre poche, vous pourrez vous permettre de faire des commentaires.
L'agneau label rouge se vend autour de 7€ le kilo. Quelle autre filière viande peut en dire autant? Et nous somme en sous production. Nos coops peuvent sortir 500 agneaux par semaine, la grande distribution en voudrait 1000. C'est sur que lorsqu'on prévoir 150 agneaux à naître en septembre et que l'on en a à peine 70... La prédation est en train de tuer la filière, purement et simplement. Il faut aussi savoir que pour chaque exploitation agricole qui disparaît, c'est 20 emplois qui s'en vont avec elle. Peut-on encore se le permettre?
Et enfin, ce qui me révolte le plus: on protège à grands frais un animal qui existe à des dizaine de milliers d'exemplaires et qui n'est nullement en danger à l'échelle mondiale, voir nuisible dans certains pays. Et on laisse disparaître les espèces endémiques de nos montagne.Le pastoralisme est la base des civilisations méditerranéennes, le laisser disparaître c'est se laisser mourir à petit feu...
Nous en avons marre de passer pour des arrivistes arriérés mangeurs de primes . Laissez-nous vivre de notre métier, c'est tout ce que l'on demande.
Et la cohabitation avec le loup, ça n'a marché nulle part. Aux US, ils ont réintroduit le loup (après l'avoir éduquer à la crainte de l'homme) et après quelques années de protection totale, ils en sont à une gestion "tolérance zéro". 200 loups abattus autour du parc du Yellowstone l'an dernier.
Faudra-t-il encore faire payer le contribuable pendant 20 ans pour en arriver aux mêmes conclusions?
Ce qui est dramatique, c'est de savoir de façon certaine qu'il va se produire des drames mais que l'on attende que cela arrive pour réagir. Triste pays...

18/11/2012 10:55:14    

jlv    
je cite: "Hier soir, j'en ai touché un en ouvrant ma portière, c'est dire s'ils sont farouches " JOLI MENSONGE!  

2 chiens de protection (quelle race) face à 9 loups....on s'étonne que les chiens ne s'en sortent pas! La défense doit correspondre à la menace! 2 chiens de protection pour combien de brebis et pour quelle surface pâturée? Plus d'un millier, de bêtes, vraisemblablement! On ne peut utiliser les milieux naturels sans en assumer les conséquences, Il est donc nécessaire de doubler le nombre de chiens.....quant à la litanie du loup mangeur d'enfant....soyons sérieux! Au fait, combien faut-il de chiens pour percevoir les compensations en zone à Loup? 2 non?

27/10/2012 12:13:41

Thomas
Un simple témoignage destiné à celles et ceux qui parlent du loup sans le connaitre et qui surtout ne vivent pas avec :

Nous avons été attaqués les deux dernières semaines de septembre. Une fois sur la crête de la Colle au pied de l'Oratoire, malgré bergers et chiens; 2 brebis tuées mais qu'une carcasse retrouvée, le mercredi suivant, au Faou, 5 brebis prédatées, 2 carcasses retrouvées. Lors de cette dernière attaque, le troupeau se trouvait dans un parc grillagé de 30ha, avec le berger, son beauceron et 2 chiens de protection. L'attaque a eu lieu entre 9h30 et 11h. Les loups ont consommé le 1/4 arrière d'une agnelle à quelques dizaines de métres du berger qui a trouvé les brebis en retournant le troupeau vers la chaume. Il a dû faire partir les loups qui mangeaient à ce moment-là. Rien, vu, rien entendu. Comme d'habitude, la meute s'est coupée pour éloigner les chiens de protection vers le vallon de la Garnaysse pendant que les autres prenaient le troupeau à revers.

Hier soir, je suis rentré tard vers 22h. En arrivant à mes premiers champs (station d'épuration du village d'Esparron), j'ai vu un loup qui partait sur la gauche. Je suis rentré en voiture dans le champ pour tenter de l’apercevoir à nouveau, je l'ai vu sauter dans le ruisseau. J'ai fait demi-tour, en arrivant au Pont à 50m de mon domicile, ce sont un puis deux, puis huit loups qui sont sortis d'entre les palettes, les engins et les gravas d'un chantier en cours. Ils sont venus par la route face à la voiture qu'ils ont dépassé par la droite et la gauche comme si de rien n'était. Il y avait donc hier soir 9 loups au total autours de mes bâtiments d'exploitation.

Ce matin en allant nourrir les chevaux Caroline a trouvé sa vieille jument tétanisée au fond du parc. Quand elle s'est approchée la jument a paniqué, souffle court, les yeux qui roulaient dans les orbites... Un comportement jamais vu chez cette bête très placide. C'est en lui enlevant la couverture imperméable qu'elle lui met la nuit qu'elle s'est aperçu qu'elle présentait de nombreux trous au niveau de la gorge, des épaule et du garrot. Pas de trace de terre fraîche, ce qui veut dire que la jument n'était pas par terre et pourtant elle fait 1,50m au garrot. Elle ne se couche quasiment jamais à cause de rhumatismes qui l'empêche de se relever. Par bonheur, il s'agit d'une grosse couverture imperméable avec un col qui couvre entièrement l'encolure qui a reçu le plus gros de dégâts, mais la juments présente de nombreux hématomes surtout sur le haut des épaules et sous la gorge. 

Il y a maintenant plus de 120 jours que nous veillons armés toutes les nuits auprès de nos brebis. A cette saison,l'exercice commence a être très pénible: 12h de nuit dans la gelée... En moyenne, le troupeau est visité 3 à 4 fois par semaine. Il n'est pas rare que les chiens de protections (qui ne poursuivent pas les loups la nuit) se trouvent acculés contre les fils du parc de nuit. Ils n'arrivent plus à repousser les loups. Nous avons tiré des boites entières de munitions; ça ne leur fait absolument rien. De toutes façon, il est quasiment impossible de pouvoir tirer sur ces bêtes la nuit  du fait  de leur façon fuyante de se déplacer. Nous sommes dans des espaces boisés, embroussaillés et encaissés. A part faire paniquer les brebis encore plus, c'est tout ce que l'on arrive à faire. Au mois de juillet ma compagne a déja été obligée de faire du feu pour les éloigner aprés qu'ils aient encerclé les brebis pendant 4 h durant.

Pour l'heure, nous quittons l'alpage alors qu'il reste plusieurs semaines d'herbe. Si au moins nous pourrons enfin dormir dans notre lit, il n'en reste pas moins que mettre les brebis au foin en bergerie n'est pas une solution.

Aujourd'hui, nous avons une meute de 8 à 9 loups littéralement devant la porte de la maison qui ne s'attaquent pas seulement aux brebis mais également aux chiens et aux chevaux. Ils n'ont aucune peur de l'homme et il est absolument faux de dire qu'ils s'enfuient devant nous. Hier soir, j'en ai touché un en ouvrant ma portière, c'est dire s'ils sont farouches ! Ils ont faim. Les autres troupeaux sont partis des estives, il ne reste plus que nous et bien peu de faune sauvage. ils font les poubelles dans le village. Nous craignons vraiment pour notre sécurité et surtout celle de nos jeunes enfants. Un enfant de 4 ans portant l'odeur des brebis face à une telle meute...

La situation est intenable. Il faut que les autorités compétentes prennent conscience du danger avant qu'un malheur n'arrive. Comme de la vacuité des soit disant mesures de protection. Rien ne les arrête, ni les chiens, ni l'électricité, ni la présence humaine, ni les armes, ni le feu... Qu'est-ce qu'on fait?

27/10/2012 05:11:41

Michel Polo
es-tu vraiment socialiste ? es tu vraiment pour le partage des ressources ? au fait autre chose : je mange moi aussi du mouton ; vas tu me faire tuer ? on sais jamais à cause des inquiétudes grandissantes ...

24/10/2012 12:58:47

nicolas van ingen
Bonjour
Je vous ai demandé la semaine dernière pourquoi dans votre présentation du problème, il n'était nulle part fait état de rencontres avec des scientifiques, mais uniquement avec des représentants du monde pastoral, administratif ou politique. C'était la demande d'un simple citoyen intéressé par le sujet, mais je la renouvelle maintenant en précisant que je suis photographe naturaliste, et journaliste indépendant (sans carte de presse). Je signe ce mois un article dans le magazine Terre Sauvage, et j'interviendrai le mois prochain sur France inter sur ce sujet. Cordialement Nicolas van Ingen

22/10/2012 15:55:30

astre
ou est l'independance de votre commission si des le depart vous considerez que le loup est un problème tuer le loup n'est pas une solution de plus le loup n'est pas le seul responsable de la difficultée de la filière il a d'autres causes beaucoup plus importantes et vous le savez.
En tt cas tt cela me semble jouer d'avance rien n'est avancé pour proteger le loup la seule politique c'est de continuer sa mise à mort qui ne resoudra rien et amplifiera le problème.
en tt cas votre politique est la meme que le gvt d'avant voire pire il est clair que l'on ne veut plus de loup en france.
la ou c'est risible c'est que l'italie arrive à cohabiter avec sans chercher à le tuer cherchez l'erreur !!!!!    

20/10/2012 15:11:24

nicolas van ingen    
Bonjour
Je suis surpris de voir dans votre intervention que si vous avez rencontré la plupart des interlocuteurs du monde pastoral et politique, vous ne mentionnez nulle part les autres acteurs du territoire que sont les naturalistes ?
Cordialement

19/10/2012 11:41:36    

sym    
Monsieur,
Il est triste d'associer les difficultés de la filiere ovine avec la seule présence de quelques loups dans certaines régions françaises. La présence des chiens errants, la disparitions des éleveurs dans les zones où le loup est absent sont deux exemples de problèmes beaucoup plus importants à régler. De plus la question d'une rénumération juste des éleveurs est, me semble t'il, beaucoup plus importante, que le probleme des primes données pour des attaques de loups (est ce toujours le loup ?).
Bien cordialement

18/10/2012 16:59:30    

JB    
Bonjour. A aucun moment dans votre texte il n'est question de préservation de la biodiversité. C'est révélateur, on n'y parle que des éleveurs.. C'est donc encore le loup qui va trinquer. Y compris dans les Parcs nationaux. Bref, tuer, on n'a apparemment que cela comme solution. Comme il y a trois siècles. Une croix dans la case dommage.

18/10/2012 09:05:16    

bill    
desole vous les avait voulu .
et les rats aussi perturbe les humains
laisse les louos tranquille merci

17/10/2012 22:05:21    

Canis lupus    

Monsieur le Député,

Je trouve la description de la situation totalement partiale et disproportionnée.

On a bien compris à la lecture de cet article que tous les maux de la filière ovine sont mis sur le dos du loup. Mais c'est oublier que les départements français où l'élevage ovin va le plus mal se situent dans le Centre-Ouest de la France et le Limousin, c'est-à-dire dans des régions où il n'y a aucun grand prédateur à incriminer. Mais la concurrence étrangère déloyale et la PAC sont probablement des maux bien plus difficilement attaquables que le loup...
Dire que le loup est un problème écologique est une aberration. Comment faisait la Nature pendant 100 000 ans quand le loup était présent mais qu’il n’y avait ni Homme ni mouton sur Terre ?
Pas un mot sur les dégâts de sangliers et de cervidés, autrement plus coûteux que ceux du loup. Pourtant, quel meilleur régulateur des populations d'ongulés sauvages que le loup ?

La France se situe entre l'Italie (500 à 800 loups), l'Espagne (2000 loups) et l'Allemagne (100 loups), c'est-à-dire que la France a beau vouloir réguler sa population de loups, il y aura toujours des arrivées de loups. La seule solution durable à long terme est la cohabitation. Au passage, ces pays possèdent eux aussi un pastoralisme, que le loup ne remet pourtant pas en question.

Enfin, il n'est pas inutile de rappeler que la régulation d'une espèce protégée par la Directive Habitats est illégale. Pour la régulation de sa population de loups, la Finlande a été condamnée par la Cour de Justice des Communautés Européennes en 2007 et la Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la Suède pour protester contre l'autorisation de chasser le loup (20 abattages autorisés sur une population de 200).

J'espère que la raison l'emportera et que la France ne cèdera pas à la facilité : tout mettre sur le dos du loup et lui faire payer le prix fort pendant qu'on occulte les vrais problèmes du pastoralisme.

Passionné de montagne, je ne veux pas choisir entre le loup et l'agneau. Les deux ont toute leur place dans nos montagnes (comme partout dans le Monde) et à l'heure où l'on parle de plus en plus de développement durable, il serait temps de l'appliquer dans les actes concrets de terrain. La cohabitation loup - pastoralisme en est un des meilleurs exemples.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l'expression de mes salutations distinguées.

17/10/2012 20:21:28    

Alain POURCHIER    
POUR CONNAÎTRE UNE VICTIME DU LOUP
Nous pouvons tous adhérer au maintien des équilibres et pourquoi pas à la préservation du loup dans nos montagne pour autant, quand une espèce, le loup en occurrence met en péril l'activité ancestrale qu'est le pastoralisme voire même le troupeau à la ferme jusqu'à mettre en péril l'élevage de moutons dans notre région, alors là, nous avons le devoir de préserver ce qui constitue pour certain l'essentiel des revenu de la ferme et tant pis pour le loup.

17/10/2012 18:44:11    

Paddy    
Les députés changent, mais rien ne change. Comment pouvez vous prendre la présidence du Groupe National Loup, alors que manifestement vous ne connaissez pas réellement la problématique, et que vous vous contentez de répéter, comme vos prédécesseurs: "le loup est incompatible avec le pastoralisme", et "il faut réguler". Tout d'abord, le loup n'est pas une spécifité française,ni bas-alpine, puisqu'il est présent dans presque tous les pays européens, en particulier chez nos voisins italiens (1000 à 1500) où n'existe aucun tir de prélèvement ou de défense, et espagnols (2000 à 2500) , l'Espagne étant le premier producteur d'ovins en Europe, et exportant vers la France. Une lecture des deux précédents Plan loup vous apprendrait que l'objectif est bien le développement de la population de loups en France en limitant les impacts sur les activités humaines. La prédation sur les ovins au niveau national est certe trop élevée, mais vous constaterez que sur les deux départements bas et haut alpins, le nombre de victimes est en baisse, et le nombre de contrats de protection en hausse. Dans les Alpes de Haute-Provence, le chiffre des victimes indemnisées au 12 octobre est de 566, à rapporter aux 260 000 ovins présents en été dans le département. Savez vous que les pertes normales sur troupeau , toutes causes confondues, sont d'environ 2%, c'est-à-dire 5 à 6000 bêtes. Vous voyez bien que la prédation due au loup n'a pas d'impact économique significatif, d'autant que les éleveurs sont largement indemnisés.
Vous savez, bien sur, que le loup est en France une espèce strictement protégée, et que les dérogations à cette protection ne peuvent être que limitées, et justifiées. Croire que l'on peut réduire les prédations à coups de fusil comme vous semblez l'afficher n'est qu'une posture politicienne, et on attendait autre chose d'un jeune élu socialiste. Pas un mot sur le renforcement des mesures de protection, qui ont fait leurs preuves lorsqu'elles sont appliquées rigoureusement, et pas seulement pour ramasser des aides. Vous parler du coût élevé de la politique loup, mais savez vous que 80% des aides servent à payer les salaires des bergers et aides-bergers, et à compenser le surplus de travail de l'éleveur ?
Alors, Monsieur le Député, beaucoup de vos électeurs attendent autre chose d'un élu appartenant à une majorité qui met en avant la défense de la Biodiversité . La Politique, ce n'est pas seulement la flatterie de certains électeurs, mais le respect des engagements !

17/10/2012 18:08:42    

coll jaime    
comment répondre a cela il faux être franc .loup ou pas loup .il y a un danger pour les humains les bêtes en transhumances mêmes les cultures avec les sangliers il faux des hommes et de l' argents on voie pareil avec les vautours fauve et les charniers pour les nourrir ils foisonnant a mon humble avis ils faux les chassée les repoussées vers les hauteurs ou la vie est plus rude et ils se reproduise moins si non bientôt ils seront aux portes des maisons la parole est aux experts

17/10/2012 18:04:03    

laure    
je suis contre ce comite , en italie, le gouvernement a trouve le moyen de faire vivre tout le monde en harmonie, pourquoi pas nous , le loup s est reintroduit tout seul dans le parc du mercantour, laissons la nature apres des siecles de traque du loup. amitie a vous

17/10/2012 17:48:23    

raynal    
oui bien sur beaucoup de choses sont vraies :economies,partager les faunes,mais voila mettre en peril un maillon de la chaine alors que à une epoque les bergers on eliminait aucune race;on faisait en sorte que la presence de l'homme soit bien presente et surtout avec l'aide des chiens;il faudrait que la commission dirigée par Christophe Castaner trouve une la solution(ou les solutions) à ce probleme et meme si on elimine une espece faire en sorte qu"il y est le moins de degats possibles

17/10/2012 14:41:20    

m15    
Mise en placedu groupe national loup ?
What that ?... Parles clair !

17/10/2012 14:29:57    

m15    
Il n'y aura pas de fermeture de paysage. D'abord qu'est que cela ?. Les troupeaux sont de plus en plus importants et que font les bergers d'aujourd'hui_ ?Les chiens patou sont sévères mais qu'est-ce que la relation publique vient faire ? Quest-ce qu'un usager des montagnes ?

17/10/2012 14:17:09    

Mathieu Mauriès    
Eleveur ovins-caprins dans les Alpes de Haute Provence à Cruis, je suis aussi utilisateur et éleveur de chiens de protection de race pure (précision importante). J'ai ainsi mis au travail plus de 50 chiens de race Montagne des Pyrénées et Berger d'Anatolie au cours de ces dernières années. La situation des chiens de protection en France reste très polémique en raison des interactions inévitables qui se produisent entre les chiens et les touristes ou les citadins. Les chiens de protection sont ainsi stigmatisés au point qu’ils sont accusés de détourner les touristes de la montagne, de mettre la population en danger et de nuire à l’activité économique des zones rurales sans compter de très nombreux problèmes de voisinnage qui empoisonnent la vie des agriculteurs.
Dans la réalité des faits les chiens sont très mal utilisés dans notre pays. Les techniques de mise en place sont basées sur des expériences américaines qui datent de plus de 40 ans et qui sont totalement obsolètes et largement remises en cause dans leur pays d'origine. Les formateurs qui interviennent auprès des bergers n'ont souvent que des formations livresques et aucune compétence en élevage canin.
Sur le terrain les chiens de protection appartiennent à différentes races et à de multiples croisements de ces mêmes races voire de races qui n'ont rien à voir avec la protection. Malheureusement l'administration n'a jamais porté le moindre intérêt à l'origine génétique des chiens qui sont pourtant financés par le contribuable. Il ne faut donc pas s'étonner qu'il y ait ensuite des problèmes et des échecs fréquents. La présence des chiens, si elle est rassurante pour le berger, n’en entraîne pas moins des contraintes qui viennent se rajouter à son travail quotidien déjà très lourd et difficile. Le recours à des chiens fiables dans leur comportement et efficaces dans leur travail est donc essentiel. Par ailleurs les chiens sont souvent en sous-effectif ce qui ne leur permet pas de protéger les troupeaux correctement et les échecs qui leur sont attribués ne sont pas forcément justifiés. Depuis 12 ans je poursuis un travail de sélection génétique et j'ai publié de nombreux articles sur le sujet des chiens de protection (consultables sur mon site http://hogandesvents.chiens-de-france.com). Partout dans le monde il est démontré depuis fort longtemps que les chiens de protection sont le moyen le plus efficace de contrôler les prédateurs sans les détruire en préservant ainsi un équilibre naturel.
La création d'une filière de production de chiens de protection est une nécessité tout comme la mise en place de formations réalisées par de vraies utilisateurs et éleveurs afin de redonner au chien de protection la place qui lui revient et de permettre à l'activité pastorale de se maintenir dans des conditions acceptables pour les bergers et leurs troupeaux.

17/10/2012 12:24:30    

DAMIA Henri    
Cher Christophe bravo pour ta présidence, je pense que de part tes connaissances régionales tu fais parti des personnes capables de travailler avec efficacité sur la problématique du loup. Nous serons là si tu as besoin de nous.
Bien amicalement. Henri

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