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Hortefeux (quand y en a un ça va) condamné pour injure raciale

Hortefeux (quand y en a un ça va) condamné pour injure raciale

C'est une condamnation infamante pour toute personne, plus encore quand il s'agit du ministre de l'Intérieur de la République.

Brice Hortefeux a été condamné, vendredi, à 750 euros d'amende et 2 000 euros de dommages et intérêts pour injure raciale pour les propos qu'il a tenus lors d'une conversation en 2009 avec un militant UMP d'origine maghrébine. L'avocat du ministre a annoncé qu'il ferait appel.

Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que l'injure n'était pas publique et qu'elle stigmatisait les Arabes comme étant une source de problèmes.
On se souvient évidemment des faits : Brice Hortefeux était suivi, lors de l'université d'été de l'UMP, à Seignosse, dans les Landes, par une équipe de Public Sénat, lorsqu'il s'est lancé dans une blague hasardeuse avec un militant UMP d'origine arabe. C'est le fameux « quand y en a un, ça va, c'est quand y en a beaucoup que ça pose problème ».

Tout y est passé pour Amine, le jeune militant : « Il est catholique, il mange du cochon et il boit de la bière », clame une militante UMP. « Il ne correspond pas du tout au prototype, alors », répond Brice Hortefeux.
Les images n'avaient pas initialement été diffusées par Public Sénat, qui les avait retenues, mais s'étaient « retrouvées » sur LeMonde.fr et avaient fait scandale. L'entourage du ministre avait tenté de botter en touche en affirmant qu'il parlait en fait des « Auvergnats » !

Auvergnats, Arabes ou clichés photographiques ?

Le problème est que la blague raciste s’est transformée en mensonge d’Etat.  Auvergnats, clichés photographiques…tout le gouvernement est monté au front pour raconter la sienne, prenant les électeurs pour des idiots avec une grande continuité.
Le ministre aurait pu reconnaître qu'il avait dit des mots stupides à connotation raciste et s'excuser. Au lieu de cela, il a contesté le fait que ses propos visaient les Arabes.

Le procureur avait reconnu à l'audience que la déclaration de Brice Hortefeux constituait bien une « injure raciale », mais il avait estimé qu'il n'y avait pas matière à poursuite et donc à condamnation. La cour en a estimé autrement.
Pour Brice Hortefeux, la condamnation est humiliante. 

Faut-il demander sa démission ? Je ne le crois pas, il faut juste veiller à ce qu’il ne puisse politiquement faire oublier sa condamnation et son parjure !


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08/06/2010 23:57

m15
Les journalistes ont peu parlé de cette condamnation comme ils parlent peu de l'affaire de Karachi 

08/06/2010 17:38

ansaldi
cela s'appele un acte manqué il ai a mon avis rasiste sans probleme on a pas besoin de ministre de cette sorte du reste il faut se débarasser de tout

08/06/2010 16:12

Alain DONNADIEU
Cher Christophe,
Si je partage la teneur de ton billet, je suis, en revanche, en désaccord avec ta conclusion que tu en tires concernant la démission du ministre. Car, il me semble que tu oublies un épisode que je verse au débat. En août 2009, un communiqué du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, justifiait, ainsi, la suspension du préfet monsieur Paul Girot de Langlade: "Je ne tolèrerai jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, d'autant plus par un représentant de l'Etat quel qu'il soit...Ces comportements sont indignes des valeurs de la République".
Il me semble, donc, qu'en l'espèce, ce qui vaut pour le moins, vaut pour le plus.  

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