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Identité nationale : la droite dérape !

Identité nationale : la droite dérape !

Pour Nadine Morano « le jeune à casquette » serait un danger menaçant les fondements de la République. Nous tenons l'explication, selon Jean Claude Gaudin « le jeune est musulman »...

Ils sont les premières victimes mentales du débat imposé par Sarkozy et Besson.

« Nous nous réjouissons que les musulmans soient heureux du match (Egypte-Algérie, en novembre). Sauf que quand après, ils déferlent à 15 000 ou à 20 000 sur la Canebière, il n'y a que le drapeau algérien et il n'y a pas le drapeau français, cela ne nous plaît pas. »

Voilà ce qu'a déclaré, selon l'AFP, le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, vendredi.
Le maire s'exprimait lors d'une réunion de l'UMP au stade Vélodrome, en présence d'Eric Besson.
Immédiatement après ses propos, quelques sympathisants UMP se seraient levés et auraient quitté la salle, selon La Provence.

Un adjoint au maire de secteur Guy Teissier (UMP) s'est dit « profondément blessé de l'amalgame entre les jeunes des quartiers et les musulmans ».
Selon une internaute réagissant auprès de LibéMarseille, une enseignante d'histoire-géographie s'est déclarée « heurtée par les propos tenus », expliquant: « Nous ne sommes pas 15 000 musulmans mais 15 000 Franco-Algériens. Il y avait aussi de nombreuses personnes qui portaient les couleurs des drapeaux français et algérien et la fête s'est bien passée. »

Petite confidence, j’étais ce soir là à Marseille, je dormais à l’hôtel, prés de la Région et si j’ai été impressionné par le nombre, je le fus aussi par le caractère festif.
 « Que le maire de Marseille, vice-président du Sénat, soit amené à dire une chose comme ça, c'est proprement stupéfiant », a réagi Patrick Mennucci.
« Je connais Jean-Claude Gaudin et j'ai de la considération pour lui ; c'est pourquoi je suis triste pour lui et pour Marseille de ses propos, a dit l'élu socialiste. Ce dérapage verbal est la conséquence même du débat nauséabond que nous a imposé Eric Besson. »

Pour Patrick, les « propos de comptoir » tenus par Gaudin sont « le révélateur ultime de la nature du débat sur l'identité nationale ».
On le voit bien, ces débats sur l'identité nationale sont devenus des lieux de défouloir idiots, qui ne font qu'encourager les dérapages xénophobes et racistes y compris de la part de certains élus UMP »…et souvenons nous par exemple de ces conseillers régionaux, dont Daniel Spagnou, qui, en 1998, pour ne pas perdre leurs sièges à la Région, voulaient, comme Jean Claude Gaudin l’avait fait avant 1992, un accord politique avec l’extrême-droite.

Le même Daniel Spagnou qui recevait en grande pompe, son ami Bruno Mégret en mairie de Sisteron…
C’est le déferlement de la bêtise qu'il est urgent d’arrêter en mettant un terme à ces débats de la honte, indignes de la République.
SOS Racisme jugeait aussi, samedi, qu'il était « temps que le débat sur l'identité nationale cesse » au vu des « dérapages » qu'il engendre.
SOS Racisme s'est dit « choqué et scandalisé par cette énième déclaration qui démontre parfaitement les dérives du débat sur l'identité nationale qui favorise tous les amalgames ».


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18/01 19:46

Flower    

Je ne suis pas certaine que l'on puisse attribuer systématiquement une intention aux dérapages de nos concitoyens de droite. Je pense que tous ces débats sur l'identité nationale forment un tel matraquage que beaucoup de gens qui, effectivement, présentant éventuellement un terrain propice, se laissent glisser sur la pente qui les mène vers l'extrême droite. Le discours insidieux de Sarkozy, comme le dit le précédent commentaire, touche un point sensible qui est celui de la peur de la différence et la peur de l'envahisseur.
Heureusement, nous avons des élus dont le cerveau fonctionne à plein régime (n'est-ce pas, Christophe ?) et nous comptons bien rester à leur côté, impatients de construire ensemble un monde meilleur.

 

18/01 11:56

patricia klemensiewicz    

Que reste-t-il d'autre à cette droite nauséabonde que de continuer bille en tête à stigmatiser l'étranger(français quand même) pour s'assurer de la peur issue de du manque de connaissances? De par mon nom seul je ressens la douleur des mots identité française. Une odeur de déjà sentie dans le passé
.Un jour on s'en prendra à la météo pour justifier son pouvoir. Cette droite ne peut apporter que du soleil radieux, bien sûr! Quand il pleut ou neige c'est l'étranger qui occulte les rayons de leur soleil.
Inquiète?

 

18/01 10:20  

christine   
à la limite, je me réjouis de ces dérapages : enfin, on montre son vrai visage, et nous, on fera le tri !!!

ça m'étonnerai que ces bêtises changent les convictions de chacun ...

Oui, ça creuse des fossés, mais ceux-ci existaient déjà; rien de nouveau sous le soleil;
sauf que pendant ce temps là, on ne parle pas du reste, et là c'est inquiétant...

18/01 06:33

Alain DONNADIEU   
Je ne peux qu'approuver les propos de Christophe Castaner. Mais, je suis aussi surpris par les commentaires qui sont faits sur les prétendus dérapages de la droite. Pourquoi parler de dérapages ? Car je suis de ceux qui pensent que sur des sujets, comme l'immigration ou l'identité nationale, il existe un tronc idéologique commun entre la droite et l'extrême droite. C'est cette matrice commune qui explique la multiplication des déclarations des élus de droite que l'on qualifie pudiquement de « dérapages » et qui, en réalité, n'en sont pas. Car si l'on prend l'exemple de Gaudin, pour lequel je n'ai pas la même considération que Patrick Mennucci, il fut l'un des quelques présidents de région a avoir passé alliance avec le FN pour constituer une majorité. Et à l'époque, cette alliance ne lui avait paru ni insupportable ni même indigne. Et, pour le dire autrement, l'électorat de droite et ceux qui le représentent n'ont jamais aimé les immigrés et encore moins les arabes. Pour eux, l'immigration est subie. Les raisons sont multiples, vieux fond de catholicisme, fantasme de l'invasion, décolonisation mal assumée qui prend la forme « ils ont voulu leur indépendance alors qu'ils restent chez eux », mythe du choc des cultures et même, pour certains, racisme ouvertement revendiqué. Les propos de Gaudin ne constituent nullement un dérapage mais l'expression d'une conviction profonde qui avait trouvé son expression ultime avec Sarkozy qui, au sujet du débat sur l'identité nationale, avait fait référence à la terre, « cette terre qui ne ment pas » comme disait Pétain. Depuis l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, il est étrange de constater que la droite s'évertue à recycler toute la rhétorique de la droite nationaliste traditionnelle pour tenter de lui redonner une actualité et peut-être aussi, agréger à l'UMP le vote frontiste aux différentes échéances électorales. Ce serait une erreur de penser que ce que l'on entend, hic et nunc, ne sont que des dérapages verbaux anecdotiques de vieillards cacochymes. C'est plus que cela. Sarkozy et ceux qui l'entourent veulent prendre une revanche idéologique. En libérant la parole sur le thème de l'identité nationale, ils savent consciemment pouvoir puiser dans cette matrice commune du « Travail, Famille, Patrie » dont nous avons encore la naïveté à gauche de penser qu'elle a disparu avec Vichy. Et si nous voulons débarrasser la France de cette droite-là qui tourne tous les jours un peu plus le dos à la République, il va falloir s'attacher, dans les années qui viennent, à mener l'offensive sur le terrain idéologique. Car il existe une réalité qui s'impose à nous tous à gauche, on ne peut pas gagner électoralement sans préalablement avoir remporté la bataille idéologique.

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