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Le transformiste

Le transformiste

Par Jean-Pierre JAUBERT

Nous sommes en novembre. La crise sévit chaque jour davantage. Les marchés font monter la pression. Les médias s'emballent, les commentateurs politiques se complaisent dans leurs analyses. Des pays, mis au ban de la société internationale, défilent sous nos yeux ébahis : l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, la Grèce, maintenant l'Italie, et, certains économistes « avertis » le prédisent, peut-être bientôt la France.

Pendant ce temps, que déclare maintenant sans sourciller « notre » président :

Et bien Nicolas SARKOZY s'indigne des salaires et bonus indécents que s'octroient les banquiers. En se référant à la crise de septembre 2008, il affirme que les marchés financiers faisaient du « n'importe quoi ».
Il dit que l'élargissement prématuré de l'Europe fut une coupable erreur, comme fut irresponsable le lancement précipité du « marché unique », alors que les législations fiscales et sociales des pays membres n'avaient pas été harmonisées.
Il ajoute, au passage, que l'entrée de la Grèce dans la zone euro n'aurait jamais dû être acceptée.
Il défend aujourd'hui le projet d'une taxation des transactions financières, insistant sur cette nécessaire mise au pas des spéculateurs et des banquiers, ajoutant que si l'on attend d'avoir convaincu les autres, alors on se condamne à ne rien faire.

Après avoir lu et relu ses déclarations, de façon à bien nous imprégner de la parole présidentielle, les bras nous tombent devant un tel revirement, lui qui prêchait avec force exactement le contraire, en bon néolibéral qu'il était à l'époque, admiratif de Georges BUSH et du « modèle britannique » de la fameuse troisième voie proposée par un certain Tony BLAIR.

Voilà, en si peu de temps, une véritable volte-face, à faire pâlir de jalousie le président Edgar FAURE, s'il était encore parmi nous, lui qui disait à peu près ceci, rappelons-nous : « ce n'est pas la girouette qui change de direction, c'est le vent qui la fait tourner ».
Certes on peut changer de cap, la crise impose quelques obligations, mais à ce point cela renifle fort l'opportunisme.  

 La crise aura eu au moins le mérite d'entendre Nicolas SARKOZY se renier à ce point. Oubliant toute référence à ses propres convictions de néolibéral proclamé, ayant  bâti son programme présidentiel de 2007 et ses premières décisions de chef de l'Etat sur ce postulat, il veut nous faire croire qu'il s'est transformé en président social, pour ne pas dire socialiste, ce qui serait un comble et un non-sens de l'Histoire, puisque, in fine, ayant conservé un semblant de dignité, il déclare rester à droite.
Ouf, nous l'avons échappé belle, il n'aurait plus manqué qu'il postule à la primaire citoyenne !

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25/11/2011 18:35

Carrier    
A l'echelon national, il serait très intéressant de relever toutes les contradictions de Sarkozy.

25/11/2011 18:03

raynal    
depuis son election en 2007 notre"president" a toujours appliqué l'inverse de ce qu'il annonçait:le pouvoir d"achat et les salaires,l'emploi,la politique sociale(?),et depuis quelque temps il defait ou contredit sa majorité et ces derniers jours il se contredit lui-meme sur le nucleaire ;je pense que nous n'avons plus de president mais un candidat à sa succession payé par le pays!!!  

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