• Suppressions d'emplois dans l'éducation nationale: Luc Chatel abat ses cartes. Les syndicats réagissent!
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Suppressions d'emplois dans l'éducation nationale: Luc Chatel abat ses cartes. Les syndicats réagissent!

Suppressions d'emplois dans l'éducation nationale: Luc Chatel abat ses cartes.

Les syndicats réagissent !

Le ministère de l'Education nationale vient d'adresser aux Recteurs et aux Inspecteurs d'Académies une série de documents destinés à leur indiquer où trouver les gisements d'emplois dans la perspective des 16000 suppressions envisagées pour le budget 2011.

Avec un parfait cynisme, il abat enfin ses cartes et décline 13 mesures sur lesquelles recteurs et Inspecteurs d'Académie devront s'appuyer pour quantifier les « gains d'emplois » possibles.

Ce document est la preuve qu’au gouvernement, et en particulier au ministère de l’Education nationale, il y a bien un discours coté cour et un discours coté jardin.
S’agissant du second degré, alors que le président de la république affirmait il y a peu encore que la réforme du lycée ne supprimerait aucun emploi, son ministre écrit aujourd’hui noir sur blanc que « La réforme du lycée général et technologique offre des possibilités significatives d’optimisation aux établissements » notamment par le biais de la dotation globalisée, de la mise en place du tronc commun en première, des conventions entre établissements pour les enseignements d’exploration. Il indique très clairement que l’offre de formation doit être réduite et pousse à la mise en concurrence accrue des établissements.
 
Alors que le ministre promettait une rentrée avec des taux d’encadrement stable, il préconise en collège comme en lycée l’augmentation des effectifs par classe allant jusqu’à théoriser qu’ « Il n’est pas démontré …que la taille des classes ait un effet probant sur la réussite des élèves » alors que les taux d’encadrement des internats d’excellence que le ministère met en place font rêver tous les établissements.
 
La fermeture des petits établissements est suggérée arguant de leur coût pour les finances publiques sans souci de la marginalisation de certains territoires que ces fermetures ne manqueraient d’engendrer.
 
Les IDD en collège sont remis en cause non pas sur le fond mais surtout pour les deux heures qui leur sont attachés .Ainsi le ministère indique à ce sujet  « Dans le cadre de son autonomie, l’établissement peut procéder à des groupements d’élèves de plusieurs classes d’un même niveau. »  Et vive la découverte à 60 par groupe !
 
Les décharges de service sont  à nouveau dans le collimateur : le ministre appelle à une application stricte des décrets de 50 notamment « dans le cadre de la réforme des de la classe de première »et  à faire la chasse à toutes les heures de décharges « non statutaires » (soutien scolaire, chorale, coordination disciplinaire, formation TICE…)
 
Enfin, il appelle une nouvelle fois à l’optimisation du remplacement, ce qui pour lui signifie recours à de plus en plus de personnels précaires et la diminution des moyens en emplois alloués à cette tâche alors même qu’ils font déjà cruellement défaut.
 
Une fois de plus c’est la traduction de la mise en œuvre du credo gouvernemental du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui fait office de politique éducative ce que le Snes dénonce depuis des mois.


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04/06/2010 10:40

patricia klemensiewicz
De par ma profession de médiatrice scolaire, je vois d'année en année des élèves totalement démobilisés, vidés de leur curiosité, leur imagination compte tenu du climat dans les établissements scolaires. Une pression à la réussite, une angoisse à l'échec, aucune possibilité de se projeter dans leur propre avenir . Crise, chômage, SIDA, quel espace constructif leur offre-t-on, avec des enseignant méprisés, critiqués à qui on ne donne plus aucun moyen d'exercer?
La politique actuelle transforme l'instruction, l'éducation en un produit marketing où les possédants pourront placer leurs enfants dans la course à la mondialisation , le tout en payant.
Bravo la devise de notre "douce nation", liberté, égalité, fraternité. Merci à ce gouvernement qui tous les jours invente des mesures irresponsables, crétines à en pleurer, le tout pour séduire les frustrés qui pensent que voter pour un tel pouvoir ne va pas les épargner.
Si j'étais malhonnête, je créerais une école privé "l'élite argentée" et je me prélasserais dans mon fauteuil en continuant d'encaisser les euros que je pourrais si facilement empocher.
Je ne vis pas en France pour cet idéal.
Patricia Klemensiewicz

03/06/2010 22:25

raynal
l'educ est degraissee,la securitéc"est tout comme et nos imppots vont partir le gros dos;en plus le sarko a fit un drole de boulot avec le ballamou,enfin à part tout cela tout va tres bien ;de plus en Vendée le gouvernement refait marche arriere sur le expropriations heureusement le P trouve des idees pour un avenir moins morose.

03/06/2010 21:46

AGIL
Voilà une politique qui traduit une irresponsabilité absolue : l'éducation , les écoles, la formation, ..c'est l'avenir de notre Pays dont il s'agit ! Face aux difficultés grandissantes de l'Education Nationnale dans tous les domaines (élèves en difficultés, manque de motivation, problèmes de disciplines et violances, absentéisme, objectifs pédagogiques et programmes à redéfinir pour donner de réelles perspectives aux études et à la formation des jeunes ...) et bien on réduit, par obligation comptable, le nombre des enseignants, on veut élever le nombre des élèves dans les classes (selon le profil du ou des élèves en plus dans une classe, cela peut complètement changer les conditions d'enseignement et de suivis des élèves), on va les faire "jouer l'après midi (en oubliant d'ailleurs les matières artistiques) par référence à l'Allemagne (qui nous a toujours envié notre système éducatif par ailleurs et qui vient d'abandonner le sien !) ; on ferme des écoles ...
Bref ce n'est pas sérieux, et comme le montre très bien le graphique proposé comparant les coûts de la défiscalisation des heures supplémentaires par rapport aux postes d'enseignants supprimés, il s'agit bien d'un choix politique délibéré et qui va à l'encontre des intérêts du peuple et de la nation.
Bien sûr qu'il faudra faire des économies, mieux structurer les dispositifs pédagogiques à mettre en place, faire confiance aux enseignants et aux équipes éducatives capables de travailler en ce sens et d'évaluer leurs besoins avec discernement et responsabilité.
Il est temps de retrouver le bon sens et la raison.
Un retraité de l'Education Nationnale.

Voilà pourquoi il est tant de réagir vraiment et de préparer un avenir meilleur à nos jeunes.

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