Affirmer les intentions de ce postulat ne garantit rien. Ce sont les autres, le grand public, qui doit reconnaître cette complémentarité comme une évidence et une nécessité, non par des paroles mais par des actes et des réalisations. Et pas seulement comme complémentaires du système public d'éducation, mais de toute l'éducation : familiale, familière et scolaire.
Cette reconnaissance doit venir des représentants de l'Etat et des collectivités, des enseignants, des parents et bien évidemment des jeunes eux-mêmes qu'il faut attirer et retenir.
Mais il faut avoir à l'esprit que pour les jeunes la « complémentarité éducative » n'est pas forcément valorisante. Pour beaucoup d'entre eux éducatif signifie scolarité, c'est-à-dire contrainte, ennui et échec. Les termes qu'il faut promouvoir sont ambigus : ils ne sont positifs que si l'éducation est perçue comme une valeur positive.
Poser la problématique de l'éducation en réduisant celle-ci aux influences volontairement éducatives, c'est ne poser qu'une partie du problème et courir au-devant d'un échec. Un individu se construit et se développe à partir de la matière éducatrice que constitue l'ensemble des influences qui se sont exercées et s'exercent sur lui... La première des complémentarités est bien la complémentarité éducative... celle des influences. En réalité l'éducation comprend toutes les influences qui peuvent s'exercer sur l'individu pendant sa vie.
Henri WALLON, psychologue de l'enfant, déclarait « Il est contre nature de traiter l'enfant fragmentairement. A chaque âge il constitue un ensemble indissociable et original. Dans la succession des âges, il est un seul et même être en cours de métamorphose ».
Envisager l'enfant sous un seul aspect : c'est accepter de le diminuer en restreignant sa personnalité à une de ses composantes.
C'est ignorer qu'une personnalité est le fruit de toutes dispositions innées et acquises.
C'est admettre que les différentes expériences vécues sont sans influence sur la mentalité, le caractère, les aptitudes de l'enfant. C'est, en quelque sorte, ignorer l'enfant.
Les jeunes mineurs ont plus de compétences que les adultes ne l'admettent généralement, l'expérience le montre, encore faut-il le reconnaître...
L'action éducative au sein des structures d'accueils ne cesse de progresser, permettant aux enfants de choisir leurs activités et d'y participer en fonction des moments où ils sont disponibles. Si les formes d'accueil se diversifient, l'éventail des activités s'ouvre de plus en plus : les activités de plein air s'enrichissent, les expériences autour du livre se généralisent, les activités de découverte scientifique, technique et industrielle prennent un essor rapide et s'implantent sur tout le territoire.
Il est donc nécessaire que le personnel qui entoure ces activités poursuive sa formation. La formation des professionnels vise à faire des techniciens susceptibles d'opérer dans des situations variées et dans tous les secteurs socio-éducatifs, assujettis à un statut et à la déontologie correspondante.
L'enfant, le jeune dans la cité.
Il doit être considéré comme un membre progressivement autonome. Cela suppose que nous reconnaissions à chaque enfant, à chaque jeune, des droits qui leur permettent d'exercer les compétences qu'exigent les devoirs que nous n'hésitons pas à leur imposer.
Sous prétexte de protéger l'enfance, nous nous approprions les enfants. Mais un enfant n'appartient à personne : s'il est de ses parents, il n'est pas à ses parents ; s'il est de la nation, il n'est pas à la nation. Chaque enfant n'appartient qu'à lui-même . La vulnérabilité de l'enfance ou de la jeunesse ne peut justifier l'appropriation d'une personne enfantine ni par un adulte, ni par une collectivité d'adultes. Une telle appropriation devrait être considérée comme une atteinte aux droits de l'Homme.
Ainsi l'enfant assume sa citoyenneté qui est d'abord un état : être membre de la cité. C'est ensuite une manière de vivre la cité, et de créer enfin une dynamique.
Ainsi définie, la citoyenneté ne se limite pas à l'exercice d'un droit de vote légalement octroyé à un âge déterminé.
11/05/2012 23:36
nadia
L'éducation populaire est-elle complétaire à l'action éducative ?...
Elle l'est à condiion qu'elle réponde aux politiques éducatives de l'éducation nationale qui sont très riches et variées. Nombeux sont les accompagnements mis en place pour la construction de la personnalité de l'enfant. l'EN n'est pas simplement une juxtaposition des savoirs mais un accompagnement global du futur citoyen de notre pays la France qui doit en rester le garant. De nombreuses associations agrées EN participent aux projets culurels et scientifiques mais restons vigilants car d'autres peuvent avoir des objectifs qui ne répondent pas aux valeurs de la République. L'associatif est partenaire mais pas meneur ! De nombreuses actions sportives dans le cadre de l'UNSS (sport scolaire) et notre département n'est pas en reste permettent à nos élèves de s'inscrire dans d'excellentes performance sportives. Au niveau culturel, pas mal de projets financés en grande partie par la Région PACA ou le Conseil Général permettent à nos jeunes de s'enrichir culturellement. Alors faisons confiance à notre école et redonnons lui les moyens d'accomplir ses missions avec la meilleure équité possible !
Socialistement vôtre,
Nadia