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Vues d'ailleurs

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Copenhague...Copenhague...avec un peu de cynisme, j'ai presque envie de préférer Rome en cette saison.

Il y a trois semaines, un Sommet mondial était réuni à Rome autour d'un problème grave : le fait que plus d'un milliard d'habitants de notre planète souffrent de la faim, un chiffre record atteint cette année. Pas un seul chef d'Etat n'a fait le déplacement et les engagements pris ont été minces ; à Copenhague, en revanche, ils se pressent pour figurer sur la photo de famille et pour faire des engagements précis.

Comment expliquer le fait que la planète soit si mobilisée autour de son sauvetage à long terme, et si peu concernée par le sauvetage des hommes aujourd'hui ?

Il ne s'agit pas ici de minimiser ou de nier les changements climatiques : c'est un autre débat et je pense que, au-delà des polémiques sur les données scientifiques, nous avons tout à gagner à faire évoluer nos comportements individuels et collectifs de manière écologiquement vertueuse. Et on me rétorquera que l'absence de solution à long terme n'améliorera pas le sort des hommes qui souffrent aujourd'hui.

Il n'empêche, comment peut-on fermer les yeux sur les impasses des dirigeants du monde face à des problèmes criants et immédiats ? Prenez les « Objectifs du Millénaire » visant à éliminer la pauvreté de la surface de la terre en 2015, un engagement solennel de la communauté internationale : il suffit de se rendre sur le site dédié des Nations unies pour réaliser le retard colossal pris sur ce chemin.

« Bien que l'aide au développement ait atteint un niveau record en 2008, il manque encore 35 milliards de dollars par an aux contributions des donateurs, par rapport à leur promesse faite en 2005 à propos des flux annuels d'aide par le Groupe des Huit à Gleneagles, et 20 milliards de dollars par an sur l'aide à l'Afrique, d'après les estimations des Nations unies. »

Le G8 de Gleneagles, c'était en 2005. Trois ans plus tard et la photo de famille faite, les engagements ne sont pas tenus… Cela signifie autant de retard sur des programmes visant à éliminer la mortalité colossale des femmes à l'accouchement par manque d'infrastructure sanitaire, à lutter contre des maladies propres au Sud, ou encore à améliorer la sécurité alimentaire des pays les plus fragiles, trois des objectifs du Millénaire

Sommes-nous obligés de choisir ? Le réchauffement climatique OU la faim dans le monde ? La dette des pays en développement OU la santé publique ? La réalité est que la gouvernance mondiale est en déshérence, et a été largement remplacée par des rendez-vous hyper médiatisés dans lesquels s'engouffrent les hommes politiques hypocrites en mal de visibilité, et les journalistes en manque d'imagination.

Plutôt que de dramatiser chaque enjeu comme s'il n'en existait qu'un, de crier au loup sur l'extinction de notre monde quand des hommes souffrent ici et aujourd'hui, peut-être pourrait-on réfléchir à relier les causes et trouver une approche plus équilibrée ?


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22/12/2009 19:56

LAKSIRI Sarra    
Un homme politique qui ne surfe pas sur la vague de Copenhague, en ce moment, c'est pour le moins très rare et courageux. Mais la justesse d'une cause ne se mesure pas forcément à la masse de personnes qui s'y intéressent.
Quand un problème devient omniprésente dans les médias, il est saint de faire un pas de côté pour jeter un regard sur ce qui est passé sous silence. Entre un milliard d'êtres humains qui crèvent de faim et un hypothétique réchauffement climatique, moi je préfèrerais qu'on commence par nourrir, ici et maintenant, ceux qui ne mangent pas à leur faim. Ne rien faire, c'est immoral et criminel et c'est pour cela qu'il faut préférer Rome à Copenhague.

08/12/2009 20:01

Alain DONNADIEU
Enfin ! Enfin, des paroles justes qui résonnent par delà Copenhague transformée, pour l'occasion, en nouvelle Babylone, Mecque d'une nouvelle religion avec ses prophètes, ses gardiens du temple, ses prêtres et ses dévots, ses vérités, ses dogmes et sa liturgie qui interdisent toute opinion contraire. La messe a été préparée de longue date et elle a été dite. Et malheur à l'apostat, il sera brûlé sur l'autel du réchauffement climatique. Je n'aime pas la façon dont les choses se présentent. Il flotte comme un parfum totalitaire où les tenants de La Vérité traitent par l'injure et l'anathème ceux qui émettent des doutes, fussent-ils scientifiques. Pour les discréditer aux yeux de l'opinion, on les qualifie de négationnistes en oubliant jusqu'au sens même des mots. Et pour le dire comme je le ressens, il y a quelque chose de religieux dans le débat sur le réchauffement climatique et je ne suis pas croyant. Alors, comme citoyen, je m'interroge, je réfléchis, j'écoute les arguments des uns et des autres, des idolâtres et des sceptiques et je ne peux m'empêcher de me sortir de la tête ces question qui tournent en boucle: Et si tout cela n'était qu'une monumentale fiction ? Ce ne serait, tout de même, pas la première fois, dans l'histoire de l'humanité, que la majorité des scientifiques fût dans l'erreur. Et pourquoi, si leurs conclusions sont si justes, si irréfutables, ont-ils besoin d'un tel déploiement de propagande ? Pourquoi ce discours d'apocalypse que l'on nous sert du matin au soir ? A t-on besoin de faire à ce point peur pour convaincre ? Et si ceux, pour lesquels on instruit des procès médiatiques en sorcellerie, avaient raison quand ils disent que les causes du réchauffement climatique étaient, pour l'essentiel, d'origine naturelle ?

Cela ne signifie nullement qu'il ne faille rien faire pour lutter contre les désordres et les excès de l'homme. Mais, le moment est peut-être venu de faire une pause, de nous accorder un temps de respiration démocratique avant d'aliéner une part de nos libertés, pour faire le tour des certitudes et des doutes. Et comme ma plume n'est pas aussi diplomate que celle de Christophe Castaner, que les Hulot, Arthus Bertrand et autres prophètes de l'Armaggedon climatique nous lâchent cinq minutes la chemise !

08/12/2009 18:48

Caroline    

A l'échelle des Nations, constatation est souvent faite que la solidarité n'existe, qu'autant qu'elle permet d'en tirer un avantage subséquent, ou de ne pas ternir son image par manque de solidarité. A l'échelle de chacun d'entre nous, la solidarité prend bien plus souvent la forme discrète d'un partage, d'un soutien, d'un véritable don, sans attente en retour. Cet article me rappelle ainsi que chacun a un rôle à jouer en l'espèce, les Etats mais aussi vous et moi.
Alléger sa conscience en déléguant ce seul rôle aux nations, c'est prendre le risque de ne plus faire partie de la "communauté humaine".
Des hommes et des femmes mènent au quotidien des actions sur le terrain dans des domaines aussi fondamentaux que la lutte contre la faim, contre la violence, le respect des droits et des libertés, l'éducation...
Les fins d'année sont souvent propices aux partages et nous rappellent elles aussi à la solidarité...

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